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La République Démocratique du CONGO ET  LE  RUANDA: Une Diplomatie piégée 

Le climat de bon voisinage et d’amitié que la RDC  doit entretenir avec ses voisins, doit être différent de celui qu’il doit vivre avec le Ruanda.La nécessité d’une ouverture  surveillée des frontières.

Au risque  d’être une nouvelle Albanie, de paupériser davantage sa population la R D Congo ne peut emprunter la voie de l’autarcie. Dans le processus de recherche des différentes  voies  pour son développement, la R DC  doit s’insérer dans le commerce mondial  en développant ses potentialités  dans le commerce sud-sud et plus tard pouvoir prétendre peser d’un poids proportionnel à son étendue et à son effectif.

La RDC doit s’ouvrir  tout en veillant à réduire le plus possible la porosité de ses frontières, compte tenu du développement de la communication sans fil et des nouvelles technologies de l’information.

De tous les points d’entrée dans le territoire national, nous nous focalisons sur les frontières  géographiques. Tout au tour de celles-ci, la RDC compte neuf voisins chacun avec ses particularités sociales et géographiques.

La nature des reliefs montre tantôt les limites  de chaque pays, tantôt elle ne permet pas de reconnaître  d’emblée la séparation  entre deux pays. On en arrive à voir des lignes frontalières qui varient au grès des changements de gouvernements  ou encore selon le  nomadisme des populations frontalières. Ces populations s’installent dans le pays voisin pour une durée tellement longue qu’elles ont le temps de voir venir une deuxième génération et  d’avoir la conviction illusoire d’être chez elle. Cette illusion s’estompera avec pleurs et cris de colère le jour où l’administration du pays voisin se souviendra de son devoir de protéger ses frontières.

Sur le plan socio culturel et économique, il y a des situations  structurelles et parfois ponctuelles que les lois des deux pays  voisins doivent gérer avec beaucoup de circonspection. De part et d’autre de toutes nos frontières, il y a  des familles consanguines. Dans le cours normal de leur vie , elles  enfreignent  soit les lois des deux pays pour conserver et enrichir les liens sacrées de la famille. Les habitants d’un pays sont souvent tentés de traverser la frontière pour bénéficier  des  avantages sociaux inexistants  chez eux. Des services marchands  sous-tendant  des relations commerciales frontalières peuvent se révéler  mieux organisés  et  plus  rentables d’un seul  côté. Des commerçants véreux des deux cotés peuvent  organiser la pénurie des produits de première nécessité avec comme conséquences immédiates une hausse exponentielle des prix. L’effet d’entrainement fait que cette hausse ne se limite pas aux produits raréfiés mais elle sera générale.  Les conséquences sont très néfastes si les revenus ne suivent pas le même sens de progression..

Le climat de bon voisinage et d’amitié que la RDC  doit entretenir avec ses voisins, doit être différent de celui qu’il doit vivre avec le Ruanda ;

-          différent, non pas du fait de son peuple, mais plutôt parce que ses gouvernants se doivent avant tout de respecter   les congolais ;

-          différent parce que nous savons que les dirigeants actuels du Ruanda  ont voulu, veulent et voudront toujours annexer  une  partie de notre territoire ;

-          différent parce que qu’ils arment , protègent et utilisent   le terroriste ruandais Kundabatware  et ses complices rénégats  Mutebusi   et consorts- ( La presse congolaise devrait  s’interdire de les désigner par Général pour l’un et Colonel pour l’autre, titres militaires qu’ils ont acquis suite au désordre qui a régné dans le pays à une certaine époque ) ;

-          différent parce que le Ruanda est la source des affrontements tribaux  entre les Hemas (tutsis ) et  les Lendu, les Alur…

-          différent pace que le Ruanda veut rendre pays infréquentable aux  investisseurs étrangers ;

-          différent parce que savons que le Ruanda  envoie des éléments dûment formés au terrorisme en RD du Congo en les faisant passer pour des combattants du FDLR  afin de créer et entretenir l’insécurité dans la région  et de transférer la responsabilité à cette organisation hutu ;

-          différent parce que le Ruanda , mine de rien , a installé  furtivement des ilots de non droit à l’Est de la République Démocratique du Congo  servant comme postes avancés  pour un futur établissement de son administration .

 Kamerhe et Mbusa  blanchissent ouvertement Nkundabatwre . Est – ce celà  la solution diplomatique pour la relance de la C.E.P.G.L. ?

Les mandats d’arrêt internationaux  émis contre Kundabatware  et  Mutebusi sont la résultante d’une procédure judiciaire militaire régulière comme ça se fait dans toutes les vielles démocratie de ce monde . Tous les gouvernements ayant ce genre d’organisation politique, doivent respecter cette décision de la justice congolaise ;en premier , nos voisins et ensuite tous les pays avec lesquels la RDC partage des relations diplomatiques ou encore  membres d’interpol. Ils doivent normalement aider le gouvernement congolais à  mettre les fauteurs de trouble hors d’état de nuire. Aujourd’hui, il est plus que curieux et même scandaleux d’entendre le Président de l’Assemblée nationale Mr Vital Kamerhe déclarer sur Radio France Internationle que Mr Kundabatware ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Cet oubli venant de lui nous pousse à nous poser des questions ci-après :

·         Qu’est ce qui avait motivé la mutation du Général Mbunza Mabe vers Kitona alors qu’il était prêt à écraser Nkundabatware et Mutebusi ?

·         Est-ce que les récentes nominations et mises à la rétraite que l’Administration judiciaire vient vivre ne vont pas produire des pertes des dossiers de justice, entre autre celui de la condamnation de Nkundabatware ?

·         Ce comportement de Kamerhe n’annonce –t-il pas le processus de blanchiment du ruandais Nkundabatware  et ses acolythe en vue de leur ‘’ intégration’’ qui est en fait une infiltration dans l’Armée nationale congolaise ? 

Dans ce contexte post-conflit, le Ruanda aurait dû  arrêter tout soutien à ses agents de déstabilisation cités ci-haut. En leur assurant la protection  et probablement leur accordant le statut comme exilé politique , le gouvernement ruandais en leur  assurant une base arrière, montre qu’il n’est pas prêt à rétablir les relations harmonieuses entre nos deux pays. Pour continuer à  déstabiliser notre pays,  Kagame a ouvert les portes à ses soient disant ‘’ frères de sang’’. Le gouvernement congolais devra interpréter ceci comme un message à ‘’tous les frères de sang’’ de Kagame actifs en RD Congo.

En 2006, Kigali par le canal de son ministre des affaires étrangères Murigande avait émis le souhait de la réouverture  de la mission diplomatique à Kinshasa, avec la conviction  de l’occurrence  d’une nouvelle plaidant pour cette réouverture après les élections législatives et présidentielle. Les ruandais misaient sur la réapparition de la CEPGL ( Communauté  Economique des Pays des Grands Lacs  , organisme international à vocation sous-régionale a été créé le 20/09/1976 par la signature  à Gisenyi  d’un accord  de coopération entre 3  pays – Burundi – République Démocratique du Congo et le Ruanda -  anciennement unis sous la loi coloniale belge . A l’époque , il était question de promouvoir les voies et moyens pour une bonne  coopération économique, commerciale, scientifique, militaire, culturelle et touristique.

Aujourd’hui, dans un contexte relationnel flou,   on veut réactualiser la CEPGL dont  l’arrêt des  activités était nécessité par les conflits tribaux  entre tutsis et hutus au Ruanda et au Burundi depuis les années 90. L’initiateur de cette idée qui est le lobby libéral belge, ne doit pas être bien inspiré. Nous nous efforçons quand même de lui rappeler qu’après la 2ième guerre mondiale, à la veille de la reconstruction de l’Europe,  et de la Société des Nations, la neutralisation des instincts belliqueux de l’Allemagne et du Japon avait conditionné le retour de ces deux pays sur la scène politique internationale. Ce lobby va devoir attendre ( si les autorités congolaises  accepteront d’approfondir cette idée) que les différends entre la R.D.Congo et le Ruanda fassent l’objet  d’une étude sérieuse .

Dans la région des grands lacs, tous les pays sont indépendants. Le rétablissement d’un climat propice au développement  d’une coopération saine dans la région doit être assis sur une base solide . Cette base est la reconnaissance mutuelle entre voisins  du   droit  à la souveraineté et à l’autonomie ; du  droit à la stabilité.

Roger Massela
C
ommission Consultative UCDP / France

 

 

                


 


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