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De la Nationalité, de l’Identité, de la Manipulation

1ére Partie

Contradictions structurelles fondamentales en RDCongo:Nationalité ’’exclusive’’ opposée à l’identité culturelle inaliénable- Manipulation-confusion-intoxication

En 1885, la conférence de Berlin qui s’était tenue en Allemagne, avait dépecé le continent africain en colonies, la répartition géographique ne tenait pas compte des organisations socio- culturelles des peuples africains autochtones. Les raisons économiques primaient sur toute autre considération. Ce n’est d’ailleurs pas exagéré de dire, aujourd’hui, que les africains n’étaient vus par les colonisateurs blancs que comme des bêtes de somme, juste bons pour accomplir des tâches lourdes ou crever.

Les puissances coloniales se sont octroyées des domaines aux limites artificielles, érigés en pays selon leurs intérêts. Pour contrôler la gestion de ces ’’pays’’, ces dernières avaient  installé arbitrairement des divisions et subdivisions administratives qui n’avaient  pas non plus tenu compte des populations et leurs organisations socio- culturelles ni leurs identités culturelles. Elles avaient baptisé  arbitrairement ces divisions et subdivisions administratives dont les limites artificielles étaient en inadéquation avec les limites naturelles de chaque peuple. Après les indépendances, les africains avaient hérité et adopté les divisions et subdivisions coloniales avec toutes les tares et les germes de conflits.

Cas de la République Démocratique du Congo  

En 1960, après l’indépendance, le colonisateur belge avait transmis délibérément les germes de conflits et de divisions en vue d’opposer les identités culturelles  installées à l’intérieur de l’espace géographique dénommé Congo qu’il gouvernait depuis 1885 sous des statuts différents à savoir :Etat indépendant du Congo, propriété du roi des belges Léopold II ensuite  colonie de la Belgique  dénommé Congo- belge.  

L’avènement  de l’indépendance avait fait basculer le Congo dans l’horreur sur fond des luttes tribales, des tentatives manquées de sécessions  au travers desquelles, en y regardant attentivement aujourd’hui, on découvre cette volonté délibérée coloniale qui avait installé et activé les germes de conflits pour avoir autorisé juste avant l’indépendance que les associations tribales fussent transformées en Partis politiques pour qu’en conséquence, le débat de société de nature conflictuelle tinrent lieu du débat politique. Plusieurs années plus tard, pendant que les congolais vivaient l’illusion de paix sous Mobutu, les mêmes germes de conflits et de divisions étaient entretenus par le pouvoir politique au service de la conservation du pouvoir à n’importe quel prix.

Pour sauver sa tête, le régime de Mobutu avait libéré les démons de divisions tribales et ethniques sur d’anciennes cicatrices notamment au Katanga, aux Kasaï, au Kivu… et partout où ces facteurs de division  pouvaient servir de carburant pour attiser le chaos pour alternance à Mobutu, s’il était forcé de quitter le pouvoir!

Mesures scélérates mises en route par le régime Mobutu pour falsifier l’environnement politique :

1. De la nationalité: nationalité congolaise dite une et exclusive

Le régime de Mobutu avait imposé une clause aberrante sur la nationalité qui excluait de  la nationalité congolaise, les congolais d’origine ayant pris la citoyenneté des pays de leur résidence c'est-à-dire les déposséder de leur identité culturelle pour des raisons d’exclusion politicienne! La constitution avait, en effet, été amandée arbitrairement parce qu’il fallait empêcher les congolais vivant à l’étranger de constituer une force d’alternative politique à Mobutu en RDCongo ex-Zaïre. Bizarrement, cette disposition constitutionnelle d’exclusion imposée aux congolais par le système dictatorial était textuellement  reprise dans l’actuelle Constitution qui stipule l’exclusivité de la nationalité congolaise pour les congolais d’origine. L’UCDP dénonce chaque jour cette disposition constitutionnelle et lui oppose le « Primat de la nationalité congolaise »comme  loi fondamentale sur la nationalité. L’article 10 ne peut être qu’une simple loi organique et, en aucun cas, une loi fondamentale. Sous aucun prétexte, un congolais d’origine ne peut jamais perdre son identité culturelle pour autant que la Nation congolaise est la somme de toutes les identités culturelles répertoriées dans l’espace géographique dénommé République Démocratique du Congo hérité de la colonisation. A ce titre, sur le fond et sur la forme, l’article 10 se contredit. Nous y reviendrons!

2. Le débat de société pour tenir lieu du débat politique en vue d’entretenir et d’attiser le chaos ; Kyungu wa Kumwanza- Kanku et d’autres langues pendues nommés gouverneurs en prévision du ’’chaos’’ de l’après Mobutu

En 1992, le maréchal Mobutu, bousculé par la vague de la quête effrénée  de la démocratisation, avait entrepris l’installation des bases d’un chaos prévisible s’il était forcé de quitter le pouvoir! Pour fragiliser ses opposants susceptibles de prendre sa place, on avait vu resurgir des discours extrémistes et xénophobes sur tout le territoire national! La boîte de pandore avait libéré tous les démons de la haine, de l’intolérance, du sectarisme tribal, ethnique, provincial qui avait fait tant de victimes. Le mode opératoire avait consisté à utiliser des individus zélés qui, par des discours de haine, d’intolérance tribale, ethnique, provinciale pilotés par le pouvoir, avait  fini par casser les liens sociaux, à détruire le tissu économique, à installer le chaos! Dans cette optique, ces personnages véreux, à la langue pendue, avaient été nommés  gouverneurs des provinces cibles pour dresser les populations les unes contre les autres. Les 2 Kasaï, le Katanga considérés à l’époque comme fief naturel d’Etienne Tshisekedi, étaient les 3 provinces  dans la ligne de mire du pouvoir de Mobutu pour l’installation du chaos. Kyungu wa Kumwanza, ancien membre de l’UDPS, était nommé gouverneur au Katanga, Kanku au Kasaï Oriental…..  Mais, c’était au Katanga que l’installation du chaos était effective et avait réussi! Kyungu avait, en effet, rempli correctement la mission de destruction du Katanga lui confiée par le régime Mobutu.

 L’ UCDP s’intéresse particulièrement à Kyungu wa Kumwanza parce qu’il a récemment récidivé avec les mêmes discours  haineux  et d’incitation à l’intolérance contre les populations aux identités culturelles non Katangaises, en particulier, celles du Kasaï. Pourtant, il occupe aujourd’hui un poste prestigieux dans les nouvelles institutions provinciales du Katanga.

 3.  Déstabiliser le Katanga et détruire son outil économique : choix judicieux porté sur Kyungu wa Kumwanza plutôt que sur un autre?

Le choix de Kyungu qui avait pour but de plonger délibérément  dans le chaos et fragiliser la province du Katanga, n’était pas un hasard. Il fallait nécessairement arriver à briser l’harmonie entre les populations du Katanga.

 Pour comprendre, revenons à l’exode des balubas de 1960 lors de la sécession katangaise. Sous l’instigation de la Belgique qui soutenait cette sécession, Godefroid Munongo, un muyeke, ministre de l’intérieur de l’Etat indépendant du Katanga, avait décrété l’expulsion  des balubas du Kasaï. Instantanément et par solidarité, les balubas du Katanga avaient rejoint dans l’exode leurs frères du Kasaï. Le Nord  du Katanga avec Jason Sendwe avait choisi  de rester dans le Congo-uni de Patrice Emery Lumumba. Grâce à cette défection des baluba du Katanga qui avaient d’ailleurs quitté leurs habitations à Lubumbashi, Likasi, Kolwezi pour aller vivre dans le camp de l’ONU avec leurs frères du Kasaï, la sécession du Katanga était fragilisée et mise en échec.

Ce retour au passé nous renseigne sur la solidarité qu’il y avait au sein de l’identité culturelle luba : En effet :

- Les luba ont un régime  patriarcat càd qu’on est luba par le père

-  Tous les lubas sont assujettis à un seul chef traditionnel appelé « Mulopwe » successeur de Ilunga Mbidji, le 1er Mulopwe.

- Il ont un symbole commun : sangalubangu

 Un ’’luba’’ qui s’en prend à d’autres luba ?: Gabriel Doliveira dit Kyunguwa Kumwanza est portugais d’origine!

A la lumière de ce clin d’œil du passé, on comprend mieux pourquoi Kyungu wa Kumwanza était choisi pour déstabiliser le Katanga. De père Portugais et de mère luba du Katanga, il était considéré comme un luba qui s’en prenait à d’autres luba; c’était donc bon pour briser cette solidarité de l’identité culturelle luba qui avait prévalu en 1960! Si, à la place de Kyungu, ça avait été un bemba ou un lunda ou  quelqu’un d’une autre tribu du Katanga, l’opération de déstabilisation allait échouer parce que, comme en 1960, les baluba du Katanga allait se placer carrément du côté des baluba du Kasaï. Dans le même ordre d’idée, le choix ne s’était pas non plus porté sur des baluba du Katanga mobutistes comme Banza Mukalay, Kisimba Ngoy parce qu’ils n’auraient jamais osé proférer des propos haineux, xénophobes et intolérants à l’encontre de leurs frères du Kasaï  à la manière de Kyungu. Ce dernier était un cas atypique qui n’était soumis à aucune règle d’éthique  ni de valeur traditionnelle, ni à aucune restriction, ni à aucune contrainte traditionnelle du peuple luba. En effet, d’après une anecdote, lorsqu’il était employé à la société nationale des chemins de fers du Katanga ex BCK, Doliveira Gabriel alias Kyungu wa Kumuanza avait, paraît-il, écrit  au siège de la société qu’il était sujet portugais et qu’il avait droit à un salaire d’expatrié! En analysant ses différents discours d’intoxication adressés aux populations du Katanga, Gabriel Doliveira Kyungu

Wa Kumuanza, conscient de la  duplicité de sa position et de sa mission pour Mobutu, désignait les ’’Katangais’’ de ’’ Batoto ya mama’’( enfants de maman) et des ‘’kasaïens’’ de ’’ bilulu’’( insectes) pour dire envahisseurs pour éviter de dire baluba du Kasaï parce que ce qualificatif les concernait spécifiquement! Kyungu avait réussi à intoxiquer les esprits faibles qui l’avaient suivis  pour mettre le Katanga sans dessus dessous! Des milliers d’innocents avaient péri et d’autres étaient devenus réfugiés et apatrides dans leur propre pays.

 L’impunité : source de la récidive en RDCongo et  Kyungu se moque de la justice, il se croit intouchable

En avril 1997, Mzee Laurent Désiré Kabila avait décidé l’enfermement de Kyungu wa Kumuanza en résidence surveillée à Lubumbashi dans le but de le déferrer devant  la justice non seulement pour incitation à la haine, à l’intolérance tribale ayant entraîné  un drame humanitaire qui avait provoqué la mort des milliers des personnes innocentes, mais aussi pour avoir organisé la destruction et le pillage systématique de l’outil économique qu’était la Gécamines. En effet, l’opération’’ mitrailles’’ qu’il avait instaurée, consistait à  dépouiller la société nationale de ses outils de production, à piller les minerais stockés notamment le cobalt, le cuivre… lui-même était d’ailleurs à la tête de ce razzia qui avait signé la faillite de la Gécamines et qui lui avaient procuré des revenus illicites. Par des pressions politiques sur Mzee Laurent Désiré Kabila, les dignitaires de la 2ème république  qui étaient incarcérés après la chute du régime Mobutu, étaient libérés. Kyungu avait profité de cette aubaine pour recouvrer la liberté dont il jouit jusqu’aujourd’hui.

En tout état de cause, pour n’avoir pas été puni pour tous ses forfaits, Kyungu, profitant de la carence actuelle de l’autorité de l’Etat en matière de justice, s’ingénie à reprendre son petit jeu d’intoxication  pour plonger encore une fois le Katanga dans la désolation! Il avait mis en place des milices notamment les tshinja-tshinja au nord Katanga et des gang des  drogués  pour intimider ses adversaires. Après cette récidive, un collectif d’avocats de la RDCongo a engagé depuis 2007, une action en justice contre Gabriel Doliveira Kyungu wa Kumwanza auprès du Tribunal pénal international TPI pour incitation à la haine, à l’intolérance, au crime contre l’humanité. En attendant, l’institutionalisation avérée de l’impunité en RDCongo continue à assurer la protection du crime contre la justice et de cet individu dangereux pour la société congolaise!

2ème Partie Contradictions structurelles fondamentales en RDCongo:Nationalité ’’exclusive’’ opposée à l’identité culturelle inaliénable-Manipulation-confusion-intoxication

Lorsque les divisions administratives de la RDCongo tiennent lieu d’identités culturelles : de la manipulation

 Dans la première partie, nous avons relevé le fait que les subdivisions administratives à l’intérieur de chaque colonie n’avaient pas tenu compte des identités culturelles ni  des organisations socioculturelles traditionnelles.

En RDCongo, jusqu’en 1930, le Katanga s’étendait de Sakania à Ilebo. A partir de cette année, pour des impératifs d’intérêts probablement de gestion économique, la province était divisée en 2 dont le Kasaï et le Katanga actuel. Pendant la 2ème République, pour besoin de contrôle de pouvoir, le Kasaï était divisé en 2 provinces à savoir le Kasaï oriental et occidental, le Kivu en 3 : le Maniema, le Nord et le Sud Kivu…. Si, pour des raisons de gestion administrative, les provinces, les territoires, les districts sont susceptibles de subir des modifications, par contre, les espaces des identités culturelles ne peuvent subir des modifications au gré des intérêts.

A la lumière de ce qui précède, les manipulateurs congolais se sont toujours ingéniés à installer la confusion pour des intérêts de politique politicienne lorsque les dénominations des divisions administratives de notre pays sont utilisés pour tenir lieu d’identités culturelles : kasaïens, katangais, kivutiens, Ne-kongo, équatoriens, ….     Des qualificatifs utilisés à grande échelle pour entraîner dans la dérive séparatiste un grand nombre de nos compatriotes!

En  RDCongo,  la diversité des identités culturelles et leur répartition sur le territoire nationale qui va au-delà des divisions administratives est une chance parce qu’ils peuvent servir qualitativement de ciment  à l’unité nationale.

En effet, certains peuples virent une partie des leurs aller s’installer sur d’autres espaces dans le territoire national actuel ou en dehors!

A titre d’exemples :

1. L’identité culturelle Anamongo se retrouve :

- Au Kasaï : chez les tetela

- A l’équateur : les mongo,

- Au Maniema : les bakusu,

- Au Bandundu : les nkundo….

2. L’identité culturelle Luba se retrouve :

- Au Katanga :chez les luba, les bahemba, les songye, bangubangu

-Au Kasaï oriental : les luba, les songye, les Kanyoka, les bakete

-Au Kasaï occidental : les luba, le bena Sapu(songye), …

- Au Maniema : les bangubangu (songye)

- Il semble que  les bayombe au Bas-Congo sont d’ascendance luba

3. L’identité culturelle lunda  se retrouve :

- Au Katanga : les arund, les kandembo, les tshokwe

- Au Kasaï occidental: les tshokwe, lunda

- Au Kasaï oriental : Les Kanyoka

- Au Bandundu : les lunda

4. L’identité culturelle bangala se retrouve :

- A l’Equateur : les Ngombe, les mbudza, les ngwaka, libindja

- Dans la Province Orientale  :

5. L’identité culturelle bushong :

- Au Kasaï occidental : les bakuba, les basalampasu, bashilele

- Au Bandundu : les bapende, les bayanzi,

6. L’identité culturelle Luvila

- Bas- Congo : les bantandu, basingombe, les Mbata,

- Au Kivu, par exemple, une manipulation tente de faire passer une morphologie comme une identité culturelle, à savoir ’’tutsi congolais’’ une ineptie montée de toute pièce pour installer la confusion

La description  n’est pas exhaustive et s’il y a quelques erreurs qu’on veuille bien ne pas nous en tenir rigueur. D’ailleurs, chacun  peut consulter en annexe la liste des identités culturelles ainsi que des subdivisions administratives  répertoriées en RDCongo en 1959.

-La diversité des identités culturelles sont une chance pour la cohésion nationale et non un outil de positionnement politicien

Lorsque le gouvernement de la République Démocratique du Congo devient un espace de représentation tribale, ethnique ou provinciale plutôt que l’outil  par excellence de la gestion de la cité qui exige de la compétence et du savoir faire des animateurs; voire lorsque les institutions nationales, les entreprises publiques deviennent des propriétés privées tribales, ethniques ou provinciales, que l’on se partage comme du gâteau, sans se soucier de leurs missions politiques, le chaos structurel est prévisible faute de solutions appropriées de prévention et de la carence avérée de vision  politique.

A la lumière de ce qui précède, si la diversité des identités culturelles et leur répartition géographique sur l’étendue  du territoire national qui vont au-delà des clivages des divisions administratives sont une chance pour la cohésion nationale, l’utilisation abusive de ces divisions administratives en lieu et place des identités culturelles est la forme la plus abjecte de la manipulation servant à opposer les populations congolaises les unes contre les autres :

- Si Kinshasa est une province comme toutes les autres. Pourquoi être kinois, c’est être résident de Kinshasa et non muteke ou humbu les identités culturelles de cette division administrative?

Kasaïens, katangais, kivutiens, ne-Kongo, …. des qualificatifs qui procèdent des divisions administratives utilisées abusivement comme identités culturelles par des individus manipulateurs comme Kyungu wa Kumwanza, Muanda  Nsemi et bien d’autres ’’Front de libération du grand Kasaï’’, ’’Bundu dia Kongo’’…qui instille de la confusion sur l’état d’esprit des congolais.   

Du point de vue de l’UCDP, comme pour Kinshasa où tout congolais qui y réside et y travaille, est naturellement kinois et qu’il ne suffit pas d’être muteke ou humbu  ( identités culturelles de l’espace géographique de la région de Kinshasa) pour s’arroger le monopole d’être kinois ou d’occuper des postes de direction dans les institutions et les entreprises publiques de Kinshasa .  De même, pour les autres provinces, on est katangais, kasaïens, kivutiens parce qu’on réside et on travaille dans la province et non parce qu’on est issu seulement d’une identité culturelle de la région et qu’en plus si on n’y réside pas! Tout mbudza, tout lokele, tout muntandu, tout mushi…qui réside et travaille  au Katanga, est katangais, au kasaï, il est kasaïen, au Bas-Congo, c’est lui le ne-kongo et pas celui qui s’en prévaut alors qu’il n’y réside ni n’y travaille pas bien qu’il soit d’origine d’une identité culturelle de cette  division administratives.

Les manipulateurs politiciens congolais en mal d’envergure politique abusent et entretiennent la confusion par les divisions administratives en les faisant passer pour des identités culturelles pour se positionner dans les rouages du pouvoir et s’y maintenir. A qui incombe donc la faute ?

Au gouvernement qui n’a pas jusqu’ici présenté des réponses appropriées pour faire face à la complexité des crises imposées au peuple congolais.

-Dévoiement des missions des partis politiques : Bundu Dia Kongo icône  du débat de société de nature conflictuelle tenant lieu du débat politique en  RDCongo : fuite en avant vers le chaos

 Mzee Laurent Désiré Kabila avait raison lorsqu’il avait proposé pour le débat national le choix des critères objectifs pour être admis comme parti politique. La cécité qui prévalait pendant la transition 1+4, n’avait pas vu la nécessité absolue de privilégier d’abord la mise en jeu des critères objectifs pour la création des partis politiques. Le quantitatif avait pris le pas sur le qualitatif. Il suffisait de payer d’abord pour être reconnu comme parti politique, le reste notamment le contenu, importait peu ou pas du tout.

Qualifié de parti ’’politico-religieux’’ développant le délire de persécution, Bundu dia Kongo est un mélange d’ingrédients porteurs des germes de conflits : des croyances religieuses frisant le sectarisme radical au séparatisme tribalo- ethnique au contour flou.  

Cette organisation développe, en fait, une hystérie collective dangereuse susceptible de déstabiliser le Bas –Congo pour longtemps si une réponse structurelle sur la question n’est pas trouvée en vue de stopper cette gangrène qui risque de miner toute chance d’évolution positive de cette province stratégique de la RDCongo.

En développant la xénophobie, l’intolérance ou la haine, le débat de société de nature conflictuelle a pris la place du débat politique dans cette partie de la RDCongo et s’étend furtivement dans les institutions nationales ailleurs.

 A la lumière de l’éclairage porté sur les identités culturelles, Bundu dia Kongo apparaît comme une grosse manipulation consistant à plonger dans l’obscurantisme les compatriotes dont les identités culturelles sont reparties à l’intérieur de la subdivision administrative dénommée Bas-Congo.Certains ’’luvila’’ vont au-delà de la frontière de la division administrative du Bas-Congo notamment au Kwango dans le Bandundu. Ainsi donc, toute la théorie de Muanda Nsemi, le leader de Bundu dia Kongo, repose sur un méli mélo des considérations concoctées sur du délire de persécution! Aujourd’hui,  le gouvernement est débordé  par une intrusion sérieuse du débat de société dans le débat politique si bien que la carence marquée de la culture de prévention  et d’anticipation qui le caractérise, l’amène à opter pour la violence comme seule technique résolutoire de cette crise. En effet, pour avoir toléré voire autorisé les organisations à connotation religieuse, tribale, ethnique en l’occurrence Bundu dia Kongo, démocratie chrétienne, unafekat, …comme partis politiques de la RDCongo ainsi que d’autres à contre- courant de la cohésion nationale qui se profilent à l’horizon comme Front de libération du grand Kasaï et autres, le gouvernement porte la lourde responsabilité du cafouillage structurel qui prévaut en ce moment( même si pour le commun de mortels tout paraît normal). Les institutions nationales sont infestées, au  nom de l’ambiguïté géopoliticienne, par le débat de société entretenu par des politiciens véreux en quête des postes de pouvoir politique comme représentants tribaux, ethniques, provinciaux ou d’une minorité artificielle dans cet espace national où chaque communauté ethnique est minoritaire.

Conclusion : L’UCDP se pose comme force de rappel et de propositions

En tant que force de rappel et de propositions strictement au service du peuple congolais, l’UCDP  ne fait pas qu’alerter l’opinion congolaise sur les dérives politiciennes en cours en RDCongo, mais elle s’emploie à donner des indications en vue de permettre aux congolais de forger des armes constituées de la connaissance d’eux-mêmes  et de leur environnement pour la conquête de leur pouvoir et pour donner du sens  à leurs aspirations. En tout état de cause, il s’agit de l’éradication de tout germe des conflits futurs et de disposer des moyens de résolution des crises présentes. L’UCDP, qui dispose en son sein  des hommes et des femmes de qualité qui aiment profondément leur pays et qui acceptent de mettre leur intelligence au service de la réflexion collective pour éviter au peuple congolais d’être victime de la médiocrité et de l’ignorance, n’hésite pas à faire des propositions de solution de sortie de crise face au vernis de solution présenté par des acteurs au pouvoir notamment ’’la conférence de paix’’ qui a coûté inutilement 6millions de dollars us pour masquer l’échec cuisant face  au ruandais Kundabatware qui a installé l’insécurité, la désolation et la mort au Nord Kivu.  

Partant du fait qu’on ne peut prétendre résoudre un  problème local sans avoir assaini son environnement, il est désolant de constater l’incapacité des responsables politiques congolais à produire des solutions crédibles pour autant qu’ils ont poussé la légèreté jusqu’à instaurer le conjoncturel pour tenir lieu du structurel voire l’effet de causalité.

1. L’UCDP préconise le Primat de la nationalité congolaise

Afin de conjurer les risques de conflits futurs en RDCongo, l’UCDP préconise la révision de l’article 10 de la Constitution sur la nationalité.

-         Mzee Laurent Désiré Kabila, en visionnaire, avait initié  le débat national sur la nationalité comme préalable à toute avancée pour une normalisation harmonieuse. Cette démarche avait été sabotée en faveur du fameux dialogue dit intercongolais. Aujourd’hui, pour n’avoir pas réglé ce contentieux, la confusion  et l’amalgame se sont imposés  comme germes de conflits futurs prévisibles.

-          Pour l’UCDP, un congolais dit d’origine selon l’article 10, autrement dit, celui dont l’identité culturelle est dans l’espace géographique de la RDCongo , ne peut en aucun cas perdre sa nationalité congolaise. Autrement dit, un musakata, un mongo, un muntandu, un murega, un muluba …. ne peut, en aucun cas, perdre son identité culturelle congolaise par conséquent sa nationalité congolaise parce qu’il a pris d’autres citoyennetés. De ce point de vue, l’article 10 qui stipule l’unicité et l’exclusivité de la nationalité congolaise est non seulement une aberration et en contradiction flagrante avec le rôle de la loi fondamentale qui n’est pas d’exclure, mais encore plus,  elle est une atteinte grave aux droits humains lorsqu’elle dénie et prive aux congolais d’origine leur identité culturelle inaliénable.  

-         Pour cette raison, l’UCDP appelle et encourage  tout congolais ou congolaise d’origine lésé dans ses droits inaliénables d’être congolais pour avoir pris la citoyenneté du pays de sa résidence du fait de cette loi d’exclusion délibérée, de porter plainte auprès des instances internationales de défense des droits humains.

2. UCDP contre l’impunité : Avant d’être déferré devant la justice pour incitation à la haine, l’intolérance voire au crime contre l’humanité, Kyungu wa kumuanza doit d’abord être jugé par le pouvoir traditionnel ! La dissolution de Bundu dia Kongo comme parti politique est une nécessité!

 Peut-on dire que les ’’Katangais’’ et les ’’Kasaïens’’ sont en conflit?

Nous pensons que non! Par contre, il existe bien au sein de l’identité culturelle luba une crise larvée consécutive à l’action destructrice de Kyungu wa Kumwanza. Ce dernier avait réussi à briser les liens sociaux, les liens de fratrie et de solidarité qui liaient les luba du Kasaï et les luba du Katanga. En effet, les luba du Kasaï reprochent exclusivement au luba du Katanga de les avoir trahi pour s’être laissés prendre au jeu de l’intoxication et de la manipulation de Gabriel Doliveira Kyungu wa Kumwanza qui se faisait passer pour un luba (traditionnellement parlant). Sa récidive n’a pour but que de déstabiliser le Katanga en vue de gêner le gouverneur actuel du Katanga Moïse Katumbi qui fait preuve d’une réelle volonté politique pour la reconstruction de sa province. En s’attaquant aux luba du Kasaï, le manipulateur  Kyungu veut se faire passer aux yeux des populations du Katanga comme leur sauveur. Pour endiguer ce germe de conflit futur, l’UCDP propose que Kyungu wa Kumwanza, cet individu dangereux et malfaisant soit rapidement mis hors d’état de nuire et qu’avant d’être traduit devant la justice, il soit présenté devant le pouvoir traditionnel luba, c'est-à-dire devant le mulopwe, et tous le chefs traditionnels du Kasaï et du Katanga.

 Pour ce faire, les gouverneurs du Katanga et des Kasaï à savoir  Moïse Katumbi, Kasanji, Trésor Kapuku, devront mettre à leur disposition un espace. Par exemple le lieu supposé  de jonction de tous les luba dit ’’sangalubangu’’. Seule cette rencontre traditionnelle est en mesure d’endiguer cette crise entre luba du Kasaï et luba du Katanga et non la rencontre des gouverneurs qui ne représentent que les divisions administratives. L’UCDP  est prête à rendre service pour cette réconciliation et s’engage à mener des actions pour que Gabriel Doliveira  Kyungu wa Kumwanza se retrouve en prison.  

     Quant à Muanda Nsemi, il doit choisir entre la politique et la ’’ secte religieuse’’,   mettre un terme à l’incitation à la haine, à l’intolérance, à  la xénophobie  sinon, il faut que son mandat de député soit invalidé  immédiatement. 

Au demeurant, il est une nécessité absolue de réaliser la  dissolution de Bundu dia Kongo comme parti politique de même que tous les partis politiques à connotation tribale, ethnique, provinciale,  raciale ou religieuse doivent impérativement être dissous  par prévention pour l’avenir parce qu’ils sont porteurs de germe de conflits futurs.

   UCDP            

 

 

                


 


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