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De
la Nationalité, de l’Identité, de la Manipulation
1ére
Partie
Contradictions
structurelles fondamentales en RDCongo:Nationalité
’’exclusive’’ opposée à l’identité
culturelle inaliénable- Manipulation-confusion-intoxication
En
1885, la conférence de
Berlin qui s’était tenue en Allemagne, avait dépecé le
continent africain en colonies, la répartition géographique ne tenait
pas compte des organisations socio- culturelles des peuples africains
autochtones. Les raisons économiques primaient sur toute autre considération.
Ce n’est d’ailleurs pas exagéré de dire, aujourd’hui, que les
africains n’étaient vus par les colonisateurs blancs que comme des bêtes
de somme, juste bons pour accomplir des tâches lourdes ou crever.
Les puissances coloniales se sont
octroyées des domaines aux limites artificielles, érigés en pays
selon leurs intérêts. Pour contrôler la gestion de ces
’’pays’’, ces dernières avaient
installé arbitrairement des divisions et subdivisions
administratives qui n’avaient pas
non plus tenu compte des populations et leurs organisations socio-
culturelles ni leurs identités culturelles. Elles avaient baptisé
arbitrairement ces divisions et subdivisions administratives dont
les limites artificielles étaient en inadéquation avec les limites
naturelles de chaque peuple. Après les indépendances, les africains
avaient hérité et adopté les divisions et subdivisions coloniales
avec toutes les tares et les germes de conflits.
Cas de
la République Démocratique
du Congo
En 1960, après l’indépendance,
le colonisateur belge avait transmis délibérément les germes de
conflits et de divisions en vue d’opposer les identités culturelles
installées à l’intérieur de l’espace géographique dénommé
Congo qu’il gouvernait
depuis 1885 sous des statuts
différents à savoir :Etat indépendant du Congo, propriété du roi des belges Léopold
II ensuite colonie de
la Belgique
dénommé Congo-
belge.
L’avènement de
l’indépendance avait fait basculer le Congo dans l’horreur sur fond
des luttes tribales, des tentatives manquées de sécessions
au travers desquelles, en y regardant attentivement
aujourd’hui, on découvre cette
volonté délibérée coloniale qui avait installé et activé les
germes de conflits pour avoir autorisé juste avant l’indépendance
que les associations tribales fussent transformées en Partis politiques
pour qu’en conséquence, le débat de société de nature
conflictuelle tinrent lieu du débat politique. Plusieurs années plus
tard, pendant que les congolais vivaient l’illusion de paix sous
Mobutu, les mêmes germes de conflits et de divisions étaient
entretenus par le pouvoir politique au service de la conservation du
pouvoir à n’importe quel prix.
Pour sauver sa tête, le régime de
Mobutu avait libéré les démons de divisions tribales et ethniques sur
d’anciennes cicatrices notamment au Katanga, aux Kasaï, au Kivu… et
partout où ces facteurs de division
pouvaient servir de carburant pour attiser le chaos pour
alternance à Mobutu, s’il était forcé de quitter le pouvoir!
Mesures
scélérates mises en route par le régime Mobutu pour falsifier
l’environnement politique :
1.
De la nationalité: nationalité congolaise dite une et exclusive
Le régime de Mobutu avait imposé
une clause aberrante sur la nationalité qui excluait de
la nationalité congolaise, les congolais d’origine ayant pris
la citoyenneté des pays de leur résidence c'est-à-dire les déposséder
de leur identité culturelle pour des raisons d’exclusion
politicienne! La constitution avait, en effet, été amandée
arbitrairement parce qu’il fallait empêcher les congolais vivant à
l’étranger de constituer une force d’alternative politique à
Mobutu en RDCongo ex-Zaïre. Bizarrement, cette disposition
constitutionnelle d’exclusion imposée aux congolais par le système
dictatorial était textuellement reprise
dans l’actuelle Constitution qui stipule l’exclusivité de la
nationalité congolaise pour les congolais d’origine. L’UCDP dénonce
chaque jour cette disposition constitutionnelle et lui oppose le
« Primat de la nationalité congolaise »comme loi
fondamentale sur la nationalité. L’article 10 ne peut être qu’une
simple loi organique et, en aucun cas, une loi fondamentale. Sous aucun
prétexte, un congolais d’origine ne peut jamais perdre son identité
culturelle pour autant que
la Nation
congolaise est la somme de toutes les identités culturelles répertoriées
dans l’espace géographique dénommé République Démocratique du
Congo hérité de la colonisation. A ce titre, sur le fond et sur la
forme, l’article 10 se contredit. Nous y reviendrons!
2.
Le débat de société pour tenir lieu du débat politique en vue
d’entretenir et d’attiser le chaos ; Kyungu wa Kumwanza- Kanku
et d’autres langues pendues nommés gouverneurs en prévision du
’’chaos’’ de l’après Mobutu
En 1992, le maréchal Mobutu, bousculé par la vague de la quête effrénée
de la démocratisation, avait entrepris l’installation des
bases d’un chaos prévisible s’il était forcé de quitter le
pouvoir! Pour fragiliser ses opposants susceptibles de prendre sa place,
on avait vu resurgir des discours extrémistes et xénophobes sur tout
le territoire national! La boîte de pandore avait libéré tous les démons
de la haine, de l’intolérance, du sectarisme tribal, ethnique,
provincial qui avait fait tant de victimes. Le mode opératoire avait
consisté à utiliser des individus zélés qui, par des discours de
haine, d’intolérance tribale, ethnique, provinciale pilotés par le
pouvoir, avait fini par
casser les liens sociaux, à détruire le tissu économique, à
installer le chaos! Dans cette optique, ces personnages véreux, à la
langue pendue, avaient été nommés gouverneurs
des provinces cibles pour dresser les populations les unes contre les
autres. Les 2 Kasaï, le Katanga considérés à l’époque comme fief
naturel d’Etienne Tshisekedi,
étaient les 3 provinces dans
la ligne de mire du pouvoir de Mobutu pour l’installation du chaos. Kyungu
wa Kumwanza, ancien membre de l’UDPS, était nommé gouverneur
au Katanga, Kanku au Kasaï Oriental…..
Mais, c’était au Katanga que l’installation du chaos était
effective et avait réussi! Kyungu avait, en effet, rempli correctement
la mission de destruction du Katanga lui confiée par le régime Mobutu.
L’
UCDP s’intéresse particulièrement à Kyungu wa Kumwanza parce
qu’il a récemment récidivé avec les mêmes discours haineux
et d’incitation à
l’intolérance contre les populations aux identités culturelles non
Katangaises, en particulier, celles du Kasaï. Pourtant, il occupe
aujourd’hui un poste prestigieux dans les nouvelles institutions
provinciales du Katanga.
3.
Déstabiliser
le Katanga et détruire son outil économique :
choix judicieux porté sur Kyungu wa Kumwanza plutôt que sur un autre?
Le
choix de Kyungu
qui avait pour but de plonger délibérément dans
le chaos et fragiliser la province du Katanga, n’était pas un hasard.
Il fallait nécessairement arriver à briser l’harmonie entre les
populations du Katanga.
Pour
comprendre, revenons à l’exode des balubas de 1960 lors de la sécession katangaise. Sous l’instigation de
la Belgique
qui soutenait cette sécession, Godefroid
Munongo, un muyeke, ministre de l’intérieur de l’Etat indépendant
du Katanga, avait décrété l’expulsion
des balubas du Kasaï. Instantanément et par solidarité, les
balubas du Katanga avaient rejoint dans l’exode leurs frères du Kasaï.
Le Nord du Katanga avec Jason
Sendwe avait choisi de
rester dans le Congo-uni de Patrice
Emery Lumumba. Grâce à cette défection des baluba du Katanga qui
avaient d’ailleurs quitté leurs habitations à Lubumbashi, Likasi,
Kolwezi pour aller vivre dans le camp de l’ONU avec leurs frères du
Kasaï, la sécession du Katanga était fragilisée et mise en échec.
Ce retour au passé nous renseigne
sur la solidarité qu’il y avait au sein de l’identité culturelle
luba : En effet :
- Les luba ont un régime
patriarcat càd qu’on est luba par le père
-
Tous les lubas sont assujettis à un seul chef traditionnel appelé
« Mulopwe » successeur de Ilunga
Mbidji, le 1er Mulopwe.
- Il ont un symbole commun : sangalubangu
Un
’’luba’’ qui s’en prend à d’autres luba ?: Gabriel
Doliveira dit Kyunguwa Kumwanza est portugais d’origine!
A la lumière de ce clin d’œil
du passé, on comprend mieux pourquoi Kyungu wa Kumwanza était choisi
pour déstabiliser le Katanga. De père Portugais et de mère luba du
Katanga, il était considéré comme un luba qui s’en prenait à
d’autres luba; c’était donc bon pour briser cette solidarité de
l’identité culturelle luba qui avait prévalu en 1960! Si, à la
place de Kyungu, ça avait été un bemba ou un lunda ou
quelqu’un d’une autre tribu du Katanga, l’opération de déstabilisation
allait échouer parce que, comme en 1960, les baluba du Katanga allait
se placer carrément du côté des baluba du Kasaï. Dans le même ordre
d’idée, le choix ne s’était pas non plus porté sur des baluba du
Katanga mobutistes comme Banza
Mukalay, Kisimba Ngoy parce
qu’ils n’auraient jamais osé proférer des propos haineux, xénophobes
et intolérants à l’encontre de leurs frères du Kasaï
à la manière de Kyungu. Ce dernier était un cas atypique qui
n’était soumis à aucune règle d’éthique ni
de valeur traditionnelle, ni à aucune restriction, ni à aucune
contrainte traditionnelle du peuple luba. En effet, d’après une
anecdote, lorsqu’il était employé à la société nationale des
chemins de fers du Katanga ex BCK, Doliveira Gabriel alias Kyungu wa
Kumuanza avait, paraît-il, écrit au
siège de la société qu’il était sujet portugais et qu’il avait
droit à un salaire d’expatrié! En analysant ses différents discours
d’intoxication adressés aux populations du Katanga, Gabriel Doliveira
Kyungu
Wa Kumuanza, conscient de la
duplicité de sa position et de sa mission pour Mobutu, désignait
les ’’Katangais’’ de ’’ Batoto ya mama’’( enfants de
maman) et
des ‘’kasaïens’’
de ’’ bilulu’’(
insectes) pour dire envahisseurs pour éviter de dire baluba du Kasaï
parce que ce qualificatif les concernait spécifiquement! Kyungu avait réussi
à intoxiquer les esprits faibles qui l’avaient suivis
pour mettre le Katanga sans dessus dessous! Des milliers
d’innocents avaient péri et d’autres étaient devenus réfugiés et
apatrides dans leur propre pays.
L’impunité :
source de la récidive en RDCongo et Kyungu
se moque de la justice, il se croit intouchable
En avril 1997, Mzee Laurent Désiré Kabila avait décidé l’enfermement de Kyungu wa
Kumuanza en résidence surveillée à Lubumbashi dans le but de le déferrer
devant la justice non
seulement pour incitation à la haine, à l’intolérance tribale ayant
entraîné un drame
humanitaire qui avait provoqué la mort des milliers des personnes
innocentes, mais aussi pour avoir organisé la destruction et le pillage
systématique de l’outil économique qu’était
la Gécamines.
En
effet, l’opération’’ mitrailles’’ qu’il avait instaurée,
consistait à dépouiller la
société nationale de ses outils de production, à piller les minerais
stockés notamment le cobalt, le cuivre… lui-même était d’ailleurs
à la tête de ce razzia qui avait signé la faillite de
la Gécamines
et qui lui avaient procuré des revenus illicites. Par des pressions
politiques sur Mzee Laurent Désiré
Kabila, les dignitaires de la 2ème république
qui étaient incarcérés après la chute du régime
Mobutu, étaient libérés. Kyungu avait profité de cette aubaine
pour recouvrer la liberté dont il jouit jusqu’aujourd’hui.
En tout état de cause, pour
n’avoir pas été puni pour tous ses forfaits, Kyungu, profitant de la
carence actuelle de l’autorité de l’Etat en matière de justice,
s’ingénie à reprendre son petit jeu d’intoxication
pour plonger encore une fois le Katanga dans la désolation! Il
avait mis en place des milices notamment les tshinja-tshinja
au nord Katanga et des gang des drogués
pour intimider ses
adversaires. Après cette récidive, un collectif d’avocats de
la RDCongo
a engagé depuis 2007, une action en justice contre Gabriel
Doliveira Kyungu wa Kumwanza auprès du Tribunal
pénal international TPI
pour incitation à la haine, à l’intolérance, au crime contre
l’humanité. En attendant, l’institutionalisation avérée de
l’impunité en RDCongo continue à assurer la protection du crime
contre la justice et de cet individu dangereux pour la société
congolaise!
2ème
Partie Contradictions
structurelles fondamentales en RDCongo:Nationalité
’’exclusive’’ opposée à l’identité culturelle inaliénable-Manipulation-confusion-intoxication
Lorsque
les divisions administratives de
la RDCongo
tiennent lieu d’identités culturelles : de la manipulation
Dans la
première partie, nous avons relevé le fait que les subdivisions
administratives à l’intérieur de chaque colonie n’avaient pas tenu
compte des identités culturelles ni
des organisations socioculturelles traditionnelles.
En RDCongo, jusqu’en 1930, le
Katanga s’étendait de Sakania à Ilebo. A partir de cette année,
pour des impératifs d’intérêts probablement de gestion économique,
la province était divisée en 2 dont le Kasaï et le Katanga actuel.
Pendant la 2ème République, pour besoin de contrôle de
pouvoir, le Kasaï était divisé en 2 provinces à savoir le Kasaï
oriental et occidental, le Kivu en 3 : le Maniema, le Nord et le
Sud Kivu…. Si, pour des raisons
de gestion administrative, les provinces, les territoires, les districts
sont susceptibles de subir des modifications, par contre, les espaces
des identités culturelles ne peuvent subir des modifications au gré
des intérêts.
A la lumière de ce qui précède,
les manipulateurs congolais se sont toujours ingéniés à installer la
confusion pour des intérêts de politique politicienne lorsque les dénominations
des divisions administratives de notre pays sont utilisés pour tenir
lieu d’identités culturelles : kasaïens, katangais, kivutiens,
Ne-kongo, équatoriens, …. Des
qualificatifs utilisés à grande échelle pour entraîner dans la dérive
séparatiste un grand nombre de nos compatriotes!
En
RDCongo, la diversité
des identités culturelles et leur répartition sur le territoire
nationale qui va au-delà des divisions administratives est une chance
parce qu’ils peuvent servir qualitativement de ciment
à l’unité nationale.
En effet, certains peuples virent
une partie des leurs aller s’installer sur d’autres espaces dans le
territoire national actuel ou en dehors!
A titre d’exemples :
1. L’identité
culturelle Anamongo se retrouve :
- Au Kasaï : chez les tetela
- A l’équateur : les mongo,
- Au Maniema : les bakusu,
- Au Bandundu : les nkundo….
2. L’identité
culturelle Luba se retrouve :
- Au Katanga :chez les luba,
les bahemba, les songye, bangubangu
-Au Kasaï oriental : les
luba, les songye, les Kanyoka, les bakete
-Au Kasaï occidental : les
luba, le bena Sapu(songye), …
- Au Maniema : les bangubangu
(songye)
- Il semble que
les bayombe au Bas-Congo sont d’ascendance luba
3. L’identité
culturelle lunda se retrouve :
- Au Katanga : les arund, les
kandembo, les tshokwe
- Au Kasaï occidental: les
tshokwe, lunda
- Au Kasaï oriental : Les
Kanyoka
- Au Bandundu : les lunda
4. L’identité
culturelle bangala se retrouve :
- A l’Equateur : les Ngombe,
les mbudza, les ngwaka, libindja
- Dans
la Province Orientale
:
5.
L’identité culturelle bushong :
- Au Kasaï occidental : les
bakuba, les basalampasu, bashilele
- Au Bandundu : les bapende,
les bayanzi,
6. L’identité
culturelle Luvila
-
Bas- Congo :
les bantandu, basingombe, les Mbata,
- Au Kivu, par exemple, une
manipulation tente de faire passer une morphologie comme une identité
culturelle, à savoir ’’tutsi congolais’’ une ineptie montée de
toute pièce pour installer la confusion
La description n’est
pas exhaustive et s’il y a quelques erreurs qu’on veuille bien ne
pas nous en tenir rigueur. D’ailleurs, chacun
peut consulter en annexe la liste des identités culturelles
ainsi que des subdivisions administratives
répertoriées en RDCongo en 1959.
-La diversité des identités culturelles sont une
chance pour la cohésion nationale et non un outil de positionnement
politicien
Lorsque le gouvernement de
la République
Démocratique
du Congo devient un espace de représentation tribale, ethnique ou
provinciale plutôt que l’outil par
excellence de la gestion de la cité qui exige de la compétence et du
savoir faire des animateurs; voire lorsque les institutions
nationales, les entreprises publiques deviennent des propriétés privées
tribales, ethniques ou provinciales, que l’on se partage comme du gâteau,
sans se soucier de leurs missions politiques, le chaos structurel est prévisible
faute de solutions appropriées de prévention et de la carence avérée
de vision politique.
A la lumière de ce qui précède,
si la diversité des identités culturelles et leur répartition géographique
sur l’étendue du
territoire national qui vont au-delà des clivages des divisions
administratives sont une chance pour la cohésion nationale,
l’utilisation abusive de ces divisions administratives en lieu et
place des identités culturelles est la forme la plus abjecte de la
manipulation servant à opposer les populations congolaises les unes
contre les autres :
-
Si Kinshasa est une province
comme toutes les autres. Pourquoi être kinois, c’est être résident
de Kinshasa et non muteke ou humbu les identités culturelles de cette
division administrative?
Kasaïens, katangais, kivutiens,
ne-Kongo, …. des qualificatifs qui procèdent des divisions
administratives utilisées abusivement comme identités culturelles par
des individus manipulateurs comme Kyungu wa Kumwanza, Muanda
Nsemi et bien d’autres ’’Front de libération du grand Kasaï’’,
’’Bundu dia Kongo’’…qui instille de la confusion sur l’état
d’esprit des congolais.
Du
point de vue de l’UCDP, comme pour Kinshasa où tout congolais qui y réside
et y travaille, est naturellement kinois et qu’il ne suffit pas d’être
muteke ou humbu ( identités
culturelles de l’espace géographique de la région de Kinshasa) pour
s’arroger le monopole d’être kinois ou d’occuper des postes de
direction dans les institutions et les entreprises publiques de Kinshasa
. De même, pour les autres
provinces, on est katangais, kasaïens, kivutiens parce qu’on réside
et on travaille dans la province et non parce qu’on est issu seulement
d’une identité culturelle de la région et qu’en plus si on n’y réside
pas! Tout mbudza, tout lokele, tout muntandu, tout mushi…qui réside
et travaille au Katanga, est
katangais, au kasaï, il est kasaïen, au Bas-Congo, c’est lui le
ne-kongo et pas celui qui s’en prévaut alors qu’il n’y réside ni
n’y travaille pas bien qu’il soit d’origine d’une identité
culturelle de cette division
administratives.
Les manipulateurs politiciens
congolais en mal d’envergure politique abusent et entretiennent la
confusion par les divisions administratives en les faisant passer pour
des identités culturelles pour
se positionner dans les rouages du pouvoir et s’y maintenir. A qui
incombe donc la faute ?
Au gouvernement qui n’a pas
jusqu’ici présenté des réponses appropriées pour faire face à la
complexité des crises imposées au peuple congolais.
-Dévoiement des missions des partis politiques :
Bundu Dia Kongo icône du
débat de société de nature conflictuelle tenant lieu du débat
politique en RDCongo :
fuite en avant vers le chaos
Mzee
Laurent Désiré Kabila avait raison lorsqu’il avait proposé pour le
débat national le choix des critères objectifs pour être admis comme
parti politique. La cécité qui prévalait pendant la transition 1+4,
n’avait pas vu la nécessité absolue de privilégier d’abord la
mise en jeu des critères objectifs pour la création des partis
politiques. Le quantitatif avait pris le pas sur le qualitatif. Il
suffisait de payer d’abord pour être reconnu comme parti politique,
le reste notamment le contenu, importait peu ou pas du tout.
Qualifié
de parti ’’politico-religieux’’ développant le délire de persécution,
Bundu dia Kongo est un mélange d’ingrédients porteurs des germes de
conflits : des croyances religieuses frisant le sectarisme radical
au séparatisme tribalo- ethnique au contour flou.
Cette
organisation développe, en fait, une hystérie collective dangereuse
susceptible de déstabiliser le Bas –Congo pour longtemps si une réponse
structurelle sur la question n’est pas trouvée en vue de stopper
cette gangrène qui risque de miner toute chance d’évolution positive
de cette province stratégique de
la RDCongo.
En développant
la xénophobie, l’intolérance ou la haine, le débat de société de
nature conflictuelle a pris la place du débat politique dans cette
partie de
la RDCongo
et s’étend furtivement dans les institutions nationales ailleurs.
A
la lumière de l’éclairage porté sur les identités culturelles, Bundu
dia Kongo apparaît comme une grosse manipulation consistant à
plonger dans l’obscurantisme les compatriotes dont les identités
culturelles sont reparties à l’intérieur de la subdivision
administrative dénommée Bas-Congo.Certains
’’luvila’’ vont au-delà de la frontière de la division
administrative du Bas-Congo notamment au Kwango dans le Bandundu.
Ainsi donc, toute la théorie de Muanda Nsemi, le leader de Bundu
dia Kongo, repose sur un méli mélo des considérations concoctées
sur du délire de persécution! Aujourd’hui, le gouvernement est
débordé par une intrusion
sérieuse du débat de société dans le débat politique si bien que la
carence marquée de la culture de prévention
et d’anticipation qui le caractérise, l’amène à opter pour
la violence comme seule technique résolutoire de cette crise. En effet,
pour avoir toléré voire autorisé
les organisations à connotation religieuse, tribale, ethnique en
l’occurrence Bundu dia Kongo,
démocratie chrétienne, unafekat,
…comme partis politiques de
la RDCongo
ainsi que d’autres à contre- courant de la cohésion nationale qui se
profilent à l’horizon comme Front de libération du grand Kasaï et autres, le gouvernement
porte la lourde responsabilité du cafouillage structurel qui prévaut
en ce moment( même si pour le commun de mortels tout paraît
normal). Les institutions nationales sont infestées, au
nom de l’ambiguïté géopoliticienne, par le débat de société
entretenu par des politiciens véreux en quête des postes de pouvoir
politique comme représentants tribaux, ethniques, provinciaux ou
d’une minorité artificielle dans cet espace national où chaque
communauté ethnique est minoritaire.
Conclusion : L’UCDP se pose comme force de
rappel et de propositions
En tant que force de rappel et de
propositions strictement au service du peuple congolais, l’UCDP ne fait pas
qu’alerter l’opinion congolaise sur les dérives politiciennes en
cours en RDCongo, mais elle
s’emploie à donner des indications en vue de permettre aux congolais
de forger des armes constituées de la connaissance d’eux-mêmes
et de leur environnement pour la conquête de leur pouvoir et
pour donner du sens à leurs
aspirations. En tout état de cause, il s’agit de l’éradication de
tout germe des conflits futurs et de disposer des moyens de résolution
des crises présentes. L’UCDP, qui dispose en son sein des
hommes et des femmes de qualité qui aiment profondément leur pays et
qui acceptent de mettre leur intelligence au service de la réflexion
collective pour éviter au peuple congolais d’être victime de la médiocrité
et de l’ignorance, n’hésite pas à faire des propositions de
solution de sortie de crise face au vernis de solution présenté par
des acteurs au pouvoir notamment ’’la
conférence de paix’’ qui a coûté inutilement 6millions de
dollars us pour masquer l’échec cuisant face
au ruandais Kundabatware qui a installé l’insécurité, la désolation et la
mort au Nord Kivu.
Partant du fait qu’on ne peut prétendre
résoudre un problème local
sans avoir assaini son environnement, il est désolant de constater
l’incapacité des responsables politiques congolais à produire des
solutions crédibles pour autant qu’ils ont poussé la légèreté
jusqu’à instaurer le conjoncturel pour tenir lieu du structurel voire
l’effet de causalité.
1. L’UCDP préconise le Primat de la nationalité
congolaise
Afin de
conjurer les risques de conflits futurs en RDCongo, l’UCDP préconise
la révision de l’article 10 de
la Constitution
sur la nationalité.
-
Mzee Laurent Désiré Kabila, en visionnaire, avait initié
le débat national sur la nationalité comme préalable à toute
avancée pour une normalisation harmonieuse. Cette démarche avait été
sabotée en faveur du fameux dialogue dit intercongolais. Aujourd’hui,
pour n’avoir pas réglé ce contentieux, la confusion
et l’amalgame se sont imposés
comme germes de conflits futurs prévisibles.
-
Pour
l’UCDP, un congolais dit d’origine selon l’article 10, autrement
dit, celui dont l’identité culturelle est dans l’espace géographique
de
la RDCongo
, ne peut en aucun cas perdre sa nationalité congolaise. Autrement dit,
un musakata, un mongo, un
muntandu, un murega, un muluba …. ne peut, en aucun cas, perdre son
identité culturelle congolaise par conséquent sa nationalité
congolaise parce qu’il a pris d’autres citoyennetés. De ce
point de vue, l’article 10 qui stipule l’unicité et l’exclusivité
de la nationalité congolaise est non seulement une aberration et en
contradiction flagrante avec le rôle de la loi fondamentale qui n’est
pas d’exclure, mais encore plus, elle
est une atteinte grave aux droits humains lorsqu’elle dénie et prive
aux congolais d’origine leur identité culturelle inaliénable.
-
Pour
cette raison, l’UCDP appelle et encourage
tout congolais ou congolaise d’origine lésé dans ses droits
inaliénables d’être congolais pour avoir pris la citoyenneté du
pays de sa résidence du fait de cette loi d’exclusion délibérée,
de porter plainte auprès des instances internationales de défense des
droits humains.
2.
UCDP contre l’impunité : Avant d’être déferré devant la
justice pour incitation à la haine, l’intolérance voire au crime
contre l’humanité, Kyungu wa kumuanza doit d’abord être jugé par
le pouvoir traditionnel ! La dissolution de Bundu dia Kongo comme
parti politique est une nécessité!
Peut-on dire que les ’’Katangais’’
et les ’’Kasaïens’’ sont en conflit?
Nous
pensons que non! Par contre, il existe bien au sein de l’identité
culturelle luba une crise larvée consécutive à l’action
destructrice de Kyungu wa Kumwanza. Ce dernier avait réussi à briser
les liens sociaux, les liens de fratrie et de solidarité qui liaient
les luba du Kasaï et les luba du Katanga. En effet, les luba du Kasaï
reprochent exclusivement au luba du Katanga de les avoir trahi pour s’être
laissés prendre au jeu de l’intoxication et de la manipulation de Gabriel
Doliveira Kyungu wa Kumwanza qui se faisait passer pour un luba
(traditionnellement parlant). Sa récidive n’a pour but que de déstabiliser
le Katanga en vue de gêner le gouverneur actuel du Katanga Moïse
Katumbi qui fait preuve d’une réelle volonté politique pour la
reconstruction de sa province. En s’attaquant aux luba du Kasaï, le
manipulateur Kyungu veut se
faire passer aux yeux des populations du Katanga comme leur sauveur.
Pour endiguer ce germe de conflit futur, l’UCDP propose que
Kyungu wa Kumwanza, cet individu dangereux et malfaisant soit rapidement
mis hors d’état de nuire et qu’avant
d’être traduit devant la justice, il soit présenté devant le
pouvoir traditionnel luba, c'est-à-dire devant
le mulopwe, et tous le chefs traditionnels du Kasaï et du Katanga.
Pour ce faire, les gouverneurs du Katanga et des Kasaï à savoir
Moïse Katumbi, Kasanji, Trésor
Kapuku, devront mettre à leur disposition un espace. Par exemple le
lieu supposé de jonction de
tous les luba dit ’’sangalubangu’’.
Seule cette rencontre
traditionnelle est en mesure d’endiguer cette crise entre luba du Kasaï
et luba du Katanga et non la rencontre des gouverneurs qui ne représentent
que les divisions administratives. L’UCDP
est prête à rendre service pour cette réconciliation et
s’engage à mener des actions pour que Gabriel Doliveira
Kyungu wa Kumwanza se retrouve en prison.
Quant
à Muanda Nsemi, il doit choisir entre la politique et la ’’ secte religieuse’’,
mettre un terme à
l’incitation à la haine, à l’intolérance, à
la xénophobie sinon,
il faut que son mandat de député soit invalidé immédiatement.

Au
demeurant, il est une nécessité absolue de réaliser la
dissolution de Bundu dia Kongo comme parti politique de même
que tous les partis politiques à
connotation tribale, ethnique, provinciale,
raciale ou religieuse doivent
impérativement être dissous par
prévention pour l’avenir parce
qu’ils sont porteurs de germe de conflits futurs.
UCDP
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