1ère
PARTIE
L’ignorance
a pour conséquence l’hypothèque du développement futur et la
transmission d’un héritage négatif aux générations futures.
’’Ne pas savoir’’ ou ’’savoir mal’’ sera
à la base du fait que ces générations
futures devront payer un lourd tribut pour réparer les dégâts commis
à cause de la nonchalance et l’irresponsabilité des générations
passées et actuelles en RDCongo.
La
Commission
consultative de la Fédération
UCDP
/ Amérique a transmis à Info UCDP l’article ci-après dont le
contenu paraît intéressant et convient pour une analyse croisée en
vue d’éclairer l’opinion internationale en général, et, en
particulier, congolaise dont le regard sur les événements qui se déroulent,
est limitée à celui du bout
de la lorgnette.
Traduit
de l’anglais, l’article ci-après dont le titre original est ; « Causalities
in the Scramble for Congo’s ressources » était écrit par
Maurice Carney, Directeur exécutif de FOTC
, et Carrie Crawford, Président de FOTC qui sont Américains.
Comme
introduction, les auteurs nous conduisent dans le contexte historique où
se situe la source de la constance de la crise délibérée en
RDCongo depuis l’accession à l’indépendance en 1960.
L’assassinat du Premier ministre Patrice Emery Lumumba sept mois après
est indissociable de la
crise actuelle. Il est de notoriété publique,
aujourd’hui, que derrière cet assassinat, ses commanditaires
sont les mêmes qui sont derrière la déstabilisation actuelle dont
l’enjeu est soit- disant les richesses fabuleuses que renferment le
sous-sol de
la RDCongo
et qui continuent à produire de nombreuses victimes.
FOTC( M. Carney/C. Crawford) :
’’LES VICTIMES DANS
LA GUERRE POUR
LE CONTROLE DES RICHESSES DU CONGO’’
Par Maurice Carney, Directeur Executif de FOTCet Carrie
Crawford, Président de FOTC
Beaucoup d'encres
ont coulé dans la grande presse au cours des derniers mois à propos de
la crise au Congo. Dans presque tous les articles, la base de la crise
au Congo - la guerre pour le contrôle des ressources naturelles
spectaculaires du Congo - a été constamment ignorée ou négligée.
L'article paru sur la première page de New York Times le 13 décembre
2007 sous le titre "Après les
Affrontements, la peur de la guerre au Congo prend le dessus" par
Lydia Polgreen n'est pas une exception. Non seulement il y avait de
graves omissions, mais également, une erreur factuelle flagrante,
laquelle dit des volumes sur la manière dont la grande presse rapporte
sur le Congo.
L'erreur
présente que les élections tenues au Congo en 2006 "ont
produit le premier gouvernement démocratiquement élu du Congo".
Pourquoi une telle inexactitude grossière quand bien même, aux yeux
d'un lecteur occasionnel, cela paraît comme
un oubli mineur? Vraisemblablement, cela offusque une narration qui est
centrale dans la manière d'expliquer pourquoi y a-t-il une crise qui
persiste jusqu'à ce jour au Congo. Contrairement à l'article de la
première page de New York Times, les
premières élections démocratiques eurent lieu au Congo en 1960 et
aboutirent à la formation du premier gouvernement d'après l'indépendance
avec Patrice-Emery Lumumba comme premier ministre. A peine quelques mois
de l'accession de Patrice Lumumba au pouvoir, l'Occident, principalement
la Belgique
et les Etats-Unis persuadèrent leurs marionnettes Congolais
d'assassiner Patrice Lumumba qui, dans sa
conviction, tenait à ce que les
richesses du Congo servent avant tout au bien-être du peuple Congolais.
La Belgique
a reconnu sa
culpabilité dans l'assassinat du premier ministre élu du Congo et
demandé pardon en 2002. Mais même
l'assassinat de Lumumba n'était pas assez, l'Occident
installa et soutint l'un des principaux coupables de l'assassinat de
Lumumba, Joseph Mobutu, que l'Occident maintiendra au pouvoir
pendant plus de 30 ans.
A chaque fois que le peuple Congolais tenta de
le renverser, l'Occident avec les
Etats-Unis à la tête accoururent pour réduire à néant les
aspirations du peuple.
Analyse
de l’UCDP : Le passé nous fournit des leçons
oubliées, riches d’enseignements pour l’avenir qui mettent en évidence
les racines profondes des événements qui se produisent aujourd’hui.
Nous nous sommes souvent interrogés sur l’origine des climats
conflictuels permanents qui règnent en Afrique, en général, et en République
Démocratique du Congo, en particulier et pour quelles raisons, donc,
les Etats-Unis, par les lobbies et les multinationales, s’acharnent à
déstabiliser l’Afrique en suscitant et entretenant des conflits qui
ont fait tant de victimes innocentes. Après avoir fouillé, nous avons
trouvé cette information datée de juillet 1951, dans un
rapport rédigé par M.E.W. Pherson, expert du bureau des mines des
Etats-Unis qui, sur demande du Congrès, avait établi l’inventaire
minéralogique du pays. Ce rapport cité, d’ailleurs, par
l’Observateur du 20 Décembre 1951 avait révélé, selon l’expert,
ceci :
-
Qu’ à
la vitesse d’extraction de cette époque, le sous-sol des USA ne
recélait plus que 15
ans de pétrole, 50 ans de cobalt, 35 ans de souffre, 75 ans de fer…
En
conclusion, Pherson indique :
-
Qu’étant
donné que l’Afrique et l’Asie étaient les seuls continents
producteurs de matières premières, les Etats-Unis n’ont plus de
choix, il fallait donc qu’avant 20 ans, l’Amérique s’empara
de l’Afrique et de l’Asie.
S’emparer
de l’Afrique après avoir écarté les anciens colonisateurs
Au
regard de ce qui précède, les USA étaient confrontés à un déficit
en ressources énergétiques et minéralogiques qui les condamnaient à
une dépendance chronique aux autres pays pour le 21ème siècle.
’’S’emparer de l’Afrique’’ qualifiée de champ de mines et
ignorer que, sur cette partie de la planète, vivent des êtres humains
qui disposent aussi des droits n’est-ce pas là cette forme de cynisme
qui pilote le monde encore aujourd’hui? On se demande même si, quel
que soit l’issue des élections, ça y changerai quelque chose !
En
fait, au début des années
50, les USA ne pouvaient pas s’emparer de l’Afrique ni de l’Asie
parce que la plupart des pays de ces continents étaient des colonies
contrôlées par ses alliés européens à savoir l’Angleterre,
la France
,
la Belgique
, le Portugal… !
Pour
arriver à s’emparer de l’Afrique, les USA avaient paradoxalement
soutenu et précipité l’indépendance des pays africains afin d’éloigner
ses alliés européens et avoir le champ libre pour atteindre les
objectifs définis par Pherson en 1951. D’ailleurs, il faut noter
qu’à partir de cette période la ’’décolonisation’’ des
pays africains avait pris une ampleur qui avait dépassé toutes les prévisions.
La
guerre froide comme prétexte pour mettre au pas les alliés! Complice
des USA,
la Belgique
mauvaise perdante sur le
banc des accusés
Mais,
avec la ’’guerre froide’’, l’Amérique s’était investie en
même temps à barrer la route à l’expansion communiste soviétique
sur les deux continents et à imposer son leadership. En 1971, 20 ans
après, freinés par la guerre froide, les Etats-Unis n’avaient pu réaliser
leur funeste objectif sur l’Asie et l’Afrique, l’embargo pétrolier
ayant compliqué la réalité du monde! La vague des coups d’Etat et
les dictatures sanglantes après les indépendances procédaient de
cette démarche qui, par exemple, avait aidé un Mobutu et son système
inhumain à confisquer le pouvoir pendant 32 ans! D’ailleurs, ce
dernier ne se targuait-il pas d’être agent de
la CIA
? Un pays comme
la Belgique
, siège de l’OTAN (une affaire américaine) était la base américaine
en Europe pour déstabiliser l’URSS et fragiliser le bloc de l’Est.
Pour survivre à la transformation structurelle du monde consécutive à
la décolonisation, la petite Belgique s’était placée au service des
USA! Le plan de balkanisation de
la RDCongo
après 1960 était une action de
la Belgique
qui vivait mal cette séparation forcée d’avec sa principale source
d’enrichissement. Ce pays avait procédé à organiser l’
ingouvernabilité et la déstabilisation
structurelle de notre pays dés les premiers jours de l’accession à
la souveraineté nationale : sécession katangaise, sécession du
Sud Kasaï, retrait du Ruanda-Urundi à l’ensemble Congo … !
Le
8 septembre 1960, devant le parlement congolais réuni en session
extraordinaire, le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba dénonça la
complicité active de
la Belgique
et de vol en ces termes :
« …Qu’est-ce qu’on a constaté au 30 juin, jour de la proclamation de
notre indépendance ? Nos réserves d’or s’élevaient à
3.764.000.000 de Francs au 15 Août 1960, elles sont tombées à
1.764.000.000 de Francs soit une disparition miraculeuse
de 2 milliards de francs.
Ensuite
le gouvernement belge a volé dans notre Banque centrale 400 Millions de
francs qu’il a versé dans
la Banque
centrale de
la Belgique
sous prétexte d’aider le Ruanda-Urundi pour l’ouverture d’une
banque.
Cette
escroquerie a été constatée et le gouvernement belge a finalement
promis de restituer l’argent….. »
Cet
argent n’avait jamais été restitué ! Au taux de l’époque et
en intégrant les intérêts,
la Belgique
doit restituer au peuple congolais des milliards qu’elle a confisqué
pendant 48 ans! Une grande crise d’intérêts larvée née du
consensus frauduleux entre
la Belgique
et le Congo depuis 1960, est une réalité qu’il convient
d’intégrer toujours dans toute approche sur la crise
multiforme imposée à
la RDCongo
pour laquelle
la Belgique
s’investit toujours pour brouiller les pistes qui mènent à ce différend.
FOTC(M.Carney/C.
Crawford) :
La
crise actuelle est la dernière éruption dans l'histoire des 120 années
du contrôle d'énormes richesses naturelles du Congo par l'Occident au
détriment du peuple Congolais.
Bien que les Nations Unies maintiennent une force au Congo et que
l'Occident a dépensé 500 millions dans l'organisation des élections,
ils ont systématiquement exclu les forces démocratiques du pays
donnant ainsi à Joseph Kabila un appui inconditionnel. Les forces
’’pro- démocratiques’’ demandèrent l'inclusion de tous dans le
processus de réconciliation nationale - à la suite de la guerre de
1996-2002. Elles firent valoir la nécessité d'un tel processus dans le
but d'assurer la stabilité et la justice au peuple. Cependant, Il devint évident, que le premier objectif de
l'Occident, qui n'a jamais d'ailleurs supporté la démocratie au Congo,
était d'installer un "Etat
client"; "les
Etats-Unis, le Canada, l'Afrique du Sud et
la Belgique
étaient en tête pour assurer le contrôle des réserves stratégiques
comme le cuivre, le cobalt et autres minerais tout en fermant la porte
à
la Chine.
" ! Le même rapport affirme que la priorité
donnée aux intérêts économiques par le corps diplomatique Occidental
qui était supposé être au Congo dans le but de parrainer le processus
démocratique s'est révélé à travers la célébration publique de
l'ambassadeur des USA au moment de l'acquisition des concessions de Tenke-Fungurume
au Katanga par la société Américaine Phelps-Dodge
au mois d'Août 2005; et à l'occasion de la grandiose cérémonie
marquant la réouverture de la mine de Kamoto, à Kolwezi, au mois de
juin 2006 en présence des représentants Belge, Américain, Canadien,
Français, Britannique et même ceux des Nations -Unies."
Les
500 millions investis pour assurer l'ascendance de Kabila au pouvoir était
une sorte d'avance sur les bénéfices que l'Occident attend tirer de
leur investissement.
C'est pour cette raison que la
plupart des Congolais soupçonnent que Kabila a été convoqué à
Washington en octobre 2007 parce qu'il a trébuché de la voie qui lui a
été imposée quand il a signe un accord de 5 milliards de dollars avec
la Chine. Le
fait est que en route pour Washington,
Kabila était contraint de faire d'abord
escale dans la ville de Phoenix,
Etat d'Arizona, pour rendre ses respects à Tim Snider (récemment
remplacé par Richard Adkerson,) Président Directeur- Général de
Freeport-McMoRan Copper & Gold,
anciennement appellée Phelps-Dodge, héritiers de Tenke Fungurume, que
l'organisation Global Witness (Témoins du Monde) appelle "la plus
riche mine de cuivre du monde."
Global
Witness fait remarquer également que le contrat de (Tenke Fungurume)
est si odieux à tel point que le Congo n'a droit qu'à 17,5% de ses
propres ressources
et se trouve dans une telle
position qu'il pourrait ne jamais recevoir
le moindre profit de ce contrat. Néanmoins, l'agence Américaine
Overseas Private Investment Corporation (OPIC) n'a pas hésité
d'accorder une assurance risques d'une valeur de 1 milliard de dollars des
contribuables Américains au projet d'investissement de la société
privée Freeport-McMoRan.
Analyse
de l’UCDP : La
grande question qui se pose aujourd’hui concernant les contrats
miniers signés pendant la transition
est celle relative à la légitimité des signataires et la
validité de ces contrats.
De
quel droit donc, les autorités de transition1+4 disposaient–ils pour
se permettre de parier et d’engager le peuple congolais sur
l’avenir?
Au
cours du mois de janvier 2008, Lutundula de passage à Bruxelles annonce
que, pour des raisons de sécurité, les résultats de la révision des
contrats miniers ne seront pas publiés! De quelle sécurité parle-t-il ?
Pour qui ? De lors que le caractère léonin de ces contrats est
connu et que le bradage du patrimoine national par les autorités de
transition 1+4 est effectif? Il semble même qu’aujourd’hui encore,
les contrats léonins ont le vent en poupe, les autorités en réalisent
à bras le corps sans se soucier des conséquences.
La
lecture rétrospective de certains faits révèle la subtilité de la
prédation qui s’était organisée pendant la période de
transition laquelle on peut donner la qualification empruntée de la
recherche technologique à savoir de’’ moment de chaos’’.
Mzee
LDKabila résiste aux pressions impérialistes! Madeleine Allbright
menace!
Tout
avait commencé depuis le 17 Mai 1997 lorsque Mzee Laurent Désiré
Kabila avait montré sa détermination à mettre un terme au système de
prédation internationale qui s’était enracinée profondément
pendant la 2ème république. Le différend qui opposait
Mzee Laurent Désiré Kabila, Président de
la République
Démocratique
du Congo et Mme Allbright, Secrétaire d’Etat
de Bill Clinton qui voulait lui imposer des contrats miniers léonins
en faveur des firmes américaines principalement d’Arkansas !
Après
que Laurent Désiré Kabila l’eut envoyée balader, Mme Allbright le
menaça de représailles et de le faire partir du pouvoir !
Pour
se faire, elle avait pris son bâton de pèlerin pour une campagne de
diabolisation systématique à l’encontre
du Président congolais. Prés
de 80 millions de dollars us étaient mis sur la table pour
corrompre les médias en vue de bloquer leurs lignes éditoriales sur la
diabolisation de Mzee Kabila dans l’opinion. Elle s’était, en
effet, investie pour isoler
et fragiliser politiquement et diplomatiquement le Président congolais.
Une
agression du Ruanda, l’Ouganda, le Burundi soutenue par les USA,
la Grande
Bretagne
,
la Belgique
, l’Afrique du Sud contre
la RDCongo
pour briser la résistance de LDKabila !
En
RDCongo, des actions subversives étaient organisées en vue de préparer
l’agression de notre pays par le Ruanda, l’Ouganda et le Burundi
pour mettre un terme au pouvoir du camarade Laurent
Désiré Kabila pour , après, installer un Etat
’’compradore’’, un Etat néocolonial ’’ dirigé’’ par
des pantins.
Encore une fois, la mobilisation, la conscientisation et la
résistance du peuple congolais avaient
mis en échec ce plan machiavélique. Après cet échec, les
manipulateurs avaient changé de tactique en imposant, pour atteindre
leurs objectifs, des négociations de paix dits : « Accords
de Lusaka » qui étaient, en fait, un piège à rat pour enfermer
Laurent Désiré Kabila en vue de réduire ses degrés de liberté. Par
injonction paradoxale consistant à le
placer dans une double contradiction, ils l’avaient obligé à se
mettre autour de la table avec les marionnettes qui leur servaient de
masquer l’agression sous forme de pseudo- rébellion pour une pseudo-négociation
dit ’’ dialogue dit intercongolais’’.
Grâce
à la résistance des patriotes qui représentaient le gouvernement, le
’’dialogue dit intercongolais’’ qui n’avait pour but que
d’ouvrir l’accès au cœur du pouvoir congolais aux marionnettes,
battait de l’aile et ne pouvait pas aboutur!
Le
néocolonialisme revient au galop par la grande porte après avoir fait
sauter le verrou LDKabila en l’assassinant
Le
16 janvier 2001, le Président congolais était mort, victime d’un
acte d’assassinat politique dont le commanditaire n’était autre que
l’ancien Président Américain Bill Clinton, tout comme le Président
américain Eisenohwer avait ordonné l’assassinat de Patrice Emery
Lumumba en janvier 1961. Dans ses assassinats, la complicité de
la Belgique
ne fait l’objet d’aucun doute. Juste après l’assassinat de Mzee
Laurent Désiré Kabila, Louis Michel, celui-là même qui avait qualifié
les agresseurs ’’d’opposition armée’’ pour tromper
l’opinion et les justifier, alors vice- premier ministre et ministre
des affaires étrangères de Belgique, n’avait pas caché sa
jubilation, et il s’était placé au devant de la scène pour enfin
imposer sa vision néocoloniale.
Face
à ce drame, le peuple congolais en général, et kinois à qui nous
tirons notre chapeau, en particulier, avait adopté une attitude sereine
et digne qui avait empêché le chaos de s’installer tel qu’avaient
prévu les manipulateurs qui misaient sur les pillages et le désordre
pour faire fuir le gouvernement. Un contingent militaire belge était
stationné à Libreville au Gabon, depuis quelques jours avant
l’assassinat de Mzee LDKabila, avec pour prétexte l’assistance et
la sécurisation des occidentaux alors qu’en réalité, leur mission
était d’encadrer l’installation d’un pantin au pouvoir pour
remplacer LDKabila. Ce corniaud, qui attendait à Brazzaville, avait
pour mission de jouer le jeu pour faciliter la réalisation du plan de
partition de
la RDCongo
déjà divisée en petits Etats dirigés par des marionnettes
corrompues, prêtes à brader le patrimoine national. L’attitude du
peuple congolais avait, en effet, mis en échec ce énième plan de
partition.
Joseph
Kabila taillé en monture idéale pour
porter et consolider le nécolonialisme en RDCongo
Pour les
manipulateurs, l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir n’était pas
inscrite à l’ordre du jour après l’assassinat de Mzee Laurent Désiré
Kabila contrairement aux rumeurs qui prétendent qu’il aurait participé
comme complice à l’assassinat de son père.
En fait, cette période
sensible et certaines réalités présentaient l’option de Joseph
Kabila comme judicieux, comme étant le moindre mal !
Mais très
rapidement, les manipulateurs s’en étaient accommodés ! Ils
s’étaient convenus de parier sur
ce jeune homme sans expérience, ’’naïf’’ qu’ils qualifiaient
d’ailleurs de taciturne mais chez qui ils décelaient des
’’qualités’’ brutes à modeler comme quoi il était
nouveau dans la politique, il ne disposait pas d’un niveau suffisant
pour se situer ou saisir la complexité des réalités du monde et
naturellement complexé face à un blanc donc manipulable! Lors de son
premier voyage en janvier 2001 pour les USA, à l’occasion de
l’investiture de G.W. Bush, quelques jours après les obsèques de
Mzee LDKabila, lors de l’escale à Bruxelles, Louis Michel avait saisi
cette occasion pour monopoliser l’ascendance sur Joseph Kabila en lui
faisant avaler toutes les sornettes pour un pouvoir où c’était lui-même
le véritable patron! L’homme politique belge avait réussi à prendre
en otage et à devenir le gourou du nouveau Président de
la République
Démocratique
du Congo, qui le suivait en ’’mouton de panurge’’. Pour asseoir
son ascendance, il lui avait donné certaines directives devant
permettre à Joseph Kabila d’asseoir son pouvoir pour rester
seul maître à bord :
1ère
directive :
Eloigner autour de lui les ’’éléments nuisibles’’, c'est-à-dire
éloigner ’’du nouveau pouvoir’’ tous ceux qui, de loin ou de prés
avaient des accointances idéologiques avec Mzee Laurent Désiré
Kabila, civils comme militaires : Pierre Victor Mpoyo, Yerodia
Abdoulay Ndombasi, Gaetan Kakudji, Faustin Munene, Raphaël Ghenda,
Tshamala wa Kamwanya, Séverin Kabwe, feu Etienne Mbaya, feu Thomas
Kanza et d’autres qui continuent à subir cette exclusion de
peur qu’ils ne mettent à mal la consolidation du néocolonialisme.
Yerodia, par exemple, avait dû forcer la main à Joseph pour se faire
nommer vice –Président 1+4.
2ème
directive :
Démonter l’œuvre de M’zee Laurent Désiré Kabila par son propre
fils pour faire taire toute contestation de ceux qui l’avaient
accompagné : les comités des pouvoirs populaires étaient démantelés
sans explication! Pour distraire et détourner l’attention des adeptes
de l’idéologie lumumbiste-kabiliste, comme Mobutu l’avait fait à
son temps en proclamant
Patrice Emery Lumumba héros national, Joseph Kabila avait fait
construire un mausolée pour son père et poussé le luxe à élever une
statue en honneur de Patrice E. Lumumba
3ème
directive :
Adopter une attitude conciliante envers Kagame et ses suppôts en leur
ouvrant l’accès aux postes stratégiques dans les rouages du pouvoir
pour entretenir la capacité de nuisance du Ruanda sur
la RDCongo
4ème
directive :
Eviter de faire référence à Mzee Laurent Désiré Kabila dans les
discours et distraire les révolutionnaires en leur faisant croire
qu’il est toujours avec eux dans la lutte pour le peuple. Pourtant,
non seulement, ils les évitent comme de la peste jusqu’ à changer
tout le temps de numéro de téléphone pour ne pas leur parler, il évite
à les rencontrer même à l’occasion mémorable du 7ème
anniversaire de la mort de son père qui coïncidait cette année avec
l’assassinat de sa demi-sœur Aimée Kabila en prétextant se rendre
à la controversée conférence de ’’paix ‘’ de Goma qui n’a
accouché que d’une souris parce que les armes continuent à
s’exprimer!
Scier la branche
sur laquelle il était assis, est l’analogie qui convient à cette
attitude adoptée par Joseph Kabila vis-à-vis de ceux qui, avec Laurent
Désiré Kabila et au prix des grands sacrifices, avaient fait échec au
système néocolonial et
arraché le pouvoir au maréchal Mobutu!
En effet, en tournant le dos à
la ligne politique nationaliste tracée par Mzee et aux hommes qui
l’incarnaient, il a démontré son incapacité de rassemblement et de
capitalisation des forces qui lui étaient pourtant acquises.
Aujourd’hui, Joseph Kabila est dans une situation de désarroi, il est
seul, sans politique crédible, entouré de bric et de broc :
opportunistes et affairistes de tout bord, quêteurs invétérés des
’’postes’’, ’’cireurs des pompes’’, vendeurs
d’illusions dont certains se vantent d’être les seuls à pouvoir
aller dans la cuisine du Chef de l’Etat…mais prêts à tourner
casaque à la moindre alerte! Pour les manipulateurs, après avoir réussi
à placer leurs pions sur les postes stratégiques du pouvoir, Joseph
Kabila n’est plus l’enjeu aujourd’hui, ils peuvent le gommer sans
problème du jour au lendemain et sans que personne ne le regrette ni ne
lève son petit doigt pour le tirer d’affaire! Echec et mat !
Avec l’implacable usure de pouvoir, Joseph Kabila n’a plus de choix
ni assez de degré de liberté, il doit brader le patrimoine national
pour rester en place et garantir la pérennité des contrats léonins,
quitte à user de la violence et de la terreur comme cela se passe
maintenant contre tous ceux qui osent émettre une revendication! Il est
en plein dans un système de pouvoir néocolonial que nous avons
combattu et qui ne tient pas compte des aspirations ni des intérêts du
peuple congolais! Joseph Kabila glisse irréversiblement dans la
dictature! Dangereux ! Et leçon du passé : Un certain Mobutu
avait fini sa vie en cavale abandonné de tous…. Mais le peuple
congolais est et sera toujours là….
Quant au
gouvernement de Gizenga, composé de bric et de broc, il a les poings et
les pieds liés : la révision des contrats léonins ne
semble-t-elle pas n’ avoir été que de la poudre aux yeux pour
distraire les congolais et pourquoi le parlement n’exige-t-il pas la
publication des résultats ???
(Suite 2ème partie..à Lundi 26.02.08)
Info
UCDP