Au Petit
Séminaire de Bolongo
: Trop jeune déjà, lors
de votre passage au
Petit Séminaire de
Bolongo, près de
Lisala, vous étiez déjà
repéré à cause d’un
manque de scrupule et
d’une déloyauté
naturelle par les
prêtres et vos
collègues.
Vous n’avez
pas bonne presse jusqu’à
présent auprès de vos
anciens collègues de
classe qui vous
contestent une
prétention à vouloir
exercer une
condescendance que ne
justifient pas vos
prestations scolaires.
Au Campus
de Lubumbashi
: En 1972, vous terminez
vos études en
Philosophie au Campus de
Lubumbashi (UNAZA), en
n’ayant aucun parrain
dans les cercles ngbandi
à Kinshasa pour être
propulsé sur la scène du
pouvoir. Mais, grâce à
un jeune étudiant à
cette époque en Science
Politique, d’ethnie
ngbandi, du nom de
Nzapa, cousin à
l’épouse Baramoto
proche parente à
maman Marie Antoinette
Mobutu, vous êtes
recommandé au Service de
sécurité. Nous vous
rappelons, Mr Honoré
Ngbanda, que vous
avez payé votre parrain,
Nzapa, plus tard
en monnaie de singe.
Nous y reviendrons plus
loin.
Au
Département
Documentation Extérieure
: Après vos études
universitaires, vous
êtes parachuté
directement en septembre
1972 au Centre National
de Documentation, au
Département de la
Documentation Extérieure
(CND/DDE)
dirigé par
Edouard Mokolo wa Mpombo,
votre premier Patron.
Dès votre arrivée au
service, par vos
manigances et
manipulations, les
choses se gâtent
rapidement au niveau de
deux chefs de
Départements (Extérieur
et Intérieur) du CND.
"Menteur né", vous
mettez rapidement le feu
sur l’huile entre les
deux chefs,
Edouard
Mokolo wa Mpombo
du Département Extérieur
et
son ami
Jean Seti Yale
du Département
Intérieur. C’est le
point de départ de la
lutte de factions dans
le sérail présidentiel
qui va marquer
profondément tout le
règne de Mobutu. Vous
portez cette
responsabilité devant l
’histoire. De ce combat
entre les deux amis
devenus ennemis naturels
par vos manipulations,
vous êtes frappé d’un
éloignement du pays en
1976 pour un garage à
L’étranger.
Chef
d’antenne de Sécurité à
l’ambassade du Zaïre à
Bruxelles
: C’est
ainsi que vous débarquez
en décembre 1976 comme
chef d’antenne de
Sécurité à l’Ambassade
du Zaïre à Bruxelles. A
votre arrivée,
l’Ambassadeur Inonga
Lokonga Lome vous
confie en guise de
couverture diplomatique
la fonction de
Conseiller politique,
responsable entre autres
de l’encadrement de la
jeunesse du Parti unique
(JMPR) en Belgique.
Détournement de l’argent
des étudiant boursiers à
Bruxelles
: Par vos manipulations
et manigances
habituelles, vous vous
accaparez du Centre
Culturel, une section
du Ministère de
l’Education Nationale,
chargée de gérer les
fonds du Ministère pour
les paiements des
étudiants boursiers du
gouvernement zaïrois en
Belgique.
Vous poussez
dans l’ombre le
responsable du Ministère
de l’Education chargé du
Centre Culturel
accrédité à Bruxelles.
Pour bien arracher le
pactole, vous affirmez
comme chef d’antenne de
Sécurité à l’Ambassade
que c’est par la gestion
du Centre Culturel que
vous pouvez contrôler la
colonie estudiantine
zaïroise au sein de
laquelle grouillent,
d’après vos mensonges,
des opposants étudiants
payés avec l’argent du
régime qui les nourrit.
Durant tout votre séjour
en Belgique, vous
détournez méthodiquement
et tranquillement
l’argent des bourses des
pauvres étudiants. Vous
provoquez même un état
terrible d’une grogne
dans la colonie des
étudiants zaïrois,
privés de leur argent.
Mais, vous vous en
moquez. En même temps,
vous affichez surtout
une opulence
outrancièrement
provocante. Voilà
comment vous forciez les
étudiants zaïrois à
gagner les rangs de
l’opposition au régime
Mobutu. Pour preuve, bon
nombre de témoins
(anciens étudiants et
anciens diplomates de
cette époque) sont
encore en vie. Vous
n’allez pas nier ces
faits devant eux.
Détournement de l’argent
destiné aux médecins de
la clinique Genoulier
: Sans scrupules, vous
allez même jusqu’à
détourner l’argent
destiné aux médecins du
Service de cardiologie
de la Clinique Genoulier
en Suisse où avait été
soignée la défunte
maman Marie Antoinette,
épouse du Président
Mobutu. Un geste
sentimentalement
choquant.
Affaire
Nguz Karl i Bond
: Après la première
guerre du Shaba en Mars
1977, le Ministre des
Affaires Etrangères
Nguz Karl i Bond est
arrêté le 13 août 1977.
Aussitôt, vous, Mr
Honoré Ngbanda , prenez
l’"initiative" de
confectionner des
preuves de sa prétendue
complicité. Vous
peaufinez avec le faux
témoin, l’adjudant
Sumbu, du Service de
l’attaché militaire, les
détails des mensonges à
produire durant le
procès truqué de Nguz
pour haute trahison.
Nguz Karl i Bond est
condamné à mort.
L’affaire se révélera
plus tard être une pure
cabale montée de toutes
pièces par vous, le
condamné sera alors
gracié par le
Président Mobutu.
Affaire
Monguya
: Grand manipulateur,
vous tissez de toutes
pièces en 1978 un coup
des mercenaires qui
s’infiltreront à partir
du Rwanda. Vous informez
en pompe Kinshasa de
votre découverte d’une
affaire de complot
contre le dictateur. Le
commanditaire n’est
autre que l’ancien
Gouverneur du Kasaï,
Mr Monguya. Exilé
politique en Belgique,
Monguya est pratiquement
imprenable à Liège où il
réside. Vous demandez du
secours à Kinshasa.
Alors, on vous envoie un
féticheur venu de Lisala
pour faire occire
Monguya. Avant de
prendre son avion de
retour au pays, le
féticheur vous informe
que le sort de Monguya
sera réglé dans le mois.
Vous lui remettez une
enveloppe de 10 000
dollars pour ses achats.
Une fois au pays, le
féticheur escroc mourra
d’une mort non
expliquée, laissant bien
en vie sa proie, ainsi
que votre enveloppe
d’argent.
Le trafic
de chanvre :
Oui ! En poste en
Belgique, vous étiez à
la recherche d’un
enrichissement rapide
sans nom. Vous croyant
intouchable, vous avez
fait un choix risqué qui
vous a finalement perdu
: "le trafic de
chanvre". Vite, vous
montez votre propre
réseau de trafic à
l’aide des étudiants
ngbandi "mouchards" que
vous contrôlez au Centre
Culturel à Bruxelles. De
Kinshasa, vous vous
faites livrer du chanvre
dans des malles sur
lesquelles sont
inscrites "Présidence de
la république" comme
service expéditeur.
Elles sont censées
contenir des uniformes
et brochures d’éducation
civique et politique
pour la jeunesse du
Parti-Etat (JMPR). Elles
arrivent dans la soute
des avions Hercule C.130
des FAZA et de vols
réguliers d’Air Zaïre.
L’affaire de chanvre a
bel et bien laissé des
traces judiciaires à
Bruxelles. Rappelez vous
encore, Mr Honoré
Ngbanda, de ce début
janvier 1979, aux
petites heures d’une
matinée de l’hiver quand
la Police Judiciaire
Belge munie d’un mandat
de perquisition a
effectué une fouille
minutieuse du coffre de
votre voiture et de fond
en comble, chaque pièce
de votre villa de
fonction à Overijse,
dans la banlieue
flamande de Bruxelles.
Nous y reviendrons en
détails avec des
documents à l’appui
prochainement. Persona
nona grata sur le
territoire belge :
Malgré l’immunité
diplomatique qui vous
couvrait, la décision
tombe en 1979. Le
ministère belge des
Affaires Etrangères
notifie à l’Ambassade du
Zaïre la décision de
déclaration de persona
non grata sur le
territoire belge prise à
l’encontre de Mr
Ngbanda Nzambo Ko Atumba
(Honoré). La queue
entre les pattes, vous
rentrez au pays avec
trois dossiers : le
fameux dossier de trafic
de chanvre, le
détournement de l’argent
des étudiants boursiers,
ainsi que la très
regrettable affaire du
détournement de l’argent
destiné aux médecins de
la Clinique Genoulier.
A votre arrivée à
Kinshasa, vous trouvez
une lettre de révocation
signée par votre ennemi
et chef, Seti Yale.
Escroquerie de diamants
: A la touche sans
fonction, Honoré
Ngbanda, vous
commettez des actes
indignes d’escroquerie.
Voici deux cas parmi
tant d’autres : Affaire
épouse Molebe :
Vous Mr Honoré
Ngbanda avec votre
ancien condisciple de
séminaire, Nzangbe,
agent du Département
Extérieur (ODE)
commettez une
escroquerie d’un très
important lot de
diamants.
Malheureusement, le lot
de diamants appartient à
l’épouse Molebe,
le frère aîné de Mr
Edouard Mokolo wa Mpombo,
votre ancien patron.
Madame Molebe crie
au voleur. Une rapide
enquête aboutit à
l’arrestation de l’agent
Nzangbe qui tait
votre nom en promesse de
le faire sortir de là
assez rapidement.
Pendant ce temps, vous
courez vite vendre le
lot à Brazzaville et
abandonnez le pauvre
Nzangbe à son propre
sort.
Affaire
Pierre Lungu :
Votre condisciple Pierre
Lungu vous remet
quelques carats de
diamants pour les lui
vendre à Brazzaville (Rép
du Congo). En tant qu’un
ancien agent de la
Sûreté , vous ne risquez
pas d’être fouillé au
beach Ngobila. Vous
revenez de Brazzaville
avec une nouvelle
désagréable pour
votre ami Pierre.
Des bandits vous
auraient braqué à la
sortie du Comptoir
d’achat de diamants.
L’affaire se révélera
plus tard être pur
mensonge.
Ambassadeur en Israel
: À la reprise des
relations diplomatiques
avec Israël, vous
revenez aux affaires
comme un simple
ministre-conseiller de
la nouvelle Ambassade du
Zaïre à Tel Aviv. Comme
toujours, vous mijotez
rapidement un plan
diabolique de bataille
contre votre patron,
l’Ambassadeur Mbuze
en poste à Tel-Aviv. Peu
à peu, vous le poussez
dans l’ombre, exactement
comme vous avez tenté de
le faire avec l’Ambassadeur
Inonga
à
Bruxelles. Et enfin de
compte, vous arrivez par
lui ravir son fauteuil
d’Ambassadeur en 1983.
Affaire
Tamman : Une fois
ambassadeur à Tel-Aviv,
vous rencontrez le
richissime homme
d’affaires de
nationalité israélienne,
Monsieur Tamman.
Dans l’euphorie de vos
conseils, Tamman
se lance aveuglement,
pieds et poings liés,
dans la construction
de l’usine de
fabrication de produits
pharmaceutiques à
Kitambo (Kinshasa). Vous
êtes assuré d’une
promesse ferme de
recevoir un grand quota
des produits
pharmaceutiques à
commercialiser pour
votre propre compte.
Mais, l’affaire finit
par se terminer en queue
de poisson. Tamman
laisse dans l’aventure
d’importantes sommes
d’argent investies en
pure perte.