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Opération sur les campus universitaires :
 
Un exemple seulement parmi tant d’autres : En février 1990, une opération punitive contre les étudiants originaires des régions de l’Est du pays (communément appelées ’Bloc Est’) fichés "contestataires" est organisée sur le campus de l’Université de Kinshasa. Au cours d’une nuit, des éléments de FIS,  aux visages barbouillés de boue et de charbon, mêlés à des étudiants mouchards et indicateurs pour la plupart originaires des régions de l’Ouest du pays (’Bloc Ouest’) réveillent leurs collègues garçons logés aux homes 10 et 20, et les tabassent copieusement. Ces derniers se réfugient au home 30 le bastion des étudiants fichés meneurs du Bloc Est. Vite, la résistance au home 30 s’organise et se traduit en une grande bagarre de jet des pierres, des gourdins et des bâtons jusqu’aux petites heures du matin, sans éveiller l’attention des autorités académiques ni militaires pour venir au secours des victimes. Au matin, les victimes abusées croient à un épisode de l’animosité qui oppose habituellement les étudiants originaires de deux blocs, or, c’était une opération punitive contre les étudiants originaires des régions de l’Est du pays (Bloc Est) organisée par vous, Mr Honoré Ngbanda. 
 
Affaire Kibassa Maliba : Pour casser la morale des leaders de l’Union sacrée, vous n’hésitez même pas à utiliser l’arme lourde. Dans la nuit du 13 août 1991, la maison  de Frédéric Kibassa Maliba, leader de l’UDPS et de l’Union sacrée, située à la 12e rue Limete, est bombardée à la roquette par les éléments de Forces d’Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet de "HIBOUX", Un gendarme venant au secours est aussi tué. D’autres maisons d’hommes politiques sont aussi attaquées, comme celle de Mr Tshimbembe bombardée le 27 août 1991. Le 4 septembre 1991, les sièges de l’UDPS et l’UFERI sont attaqués par vos éléments des Forces d’Intervention  Spéciales (FIS) qui tuent trois membres de l’UFERI et un membre de l’UDPS. Le siège de l’UFERI est saccagé et pillé par vos Forces. Dans la nuit du 3 janvier 1993, la maison de Frédéric Kibassa Maliba, située à la l2e rue Limete, est de nouveau bombardée à la roquette par les militaires de la DSP. Les dégâts matériels et humains sont lourds. Berthos Kibassa est tué au cours de cette attaque et d’autres membres de la famille sont sérieusement blessés. Et la maison a partiellement pris feu. 
 
Campagne agressive d’intimidation contre la presse :
 
Cinq exemples seulement parmi tant d’autres :
:Le 28 août, les bureaux du journal local Elima, sont pillés par vos agents de sécurité. Les imprimeries du Journal Elima situées dans la zone de Kintambo à Kinshasa sont plastiquées le 17 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre. Journal l’analyse : Le 21 février 1994, vers 10 heures, une cinquantaine d’hommes en tenue civile et en uniforme militaire surgissent sur votre ordre dans les bureaux du Journal l’ "Analyste". Ils coupent le téléphone et occupent les lieux jusqu’à 17 heures avant de repartir sans rien dire mais en emportant tous les matériels et équipements de rédaction. Journal Umoja : Fin avril 1994, Léon Moukanda Lunyama, Editeur responsable du groupe de presseUMOJA est menacé de mort par les agents de sécurité pour avoir publié un article sur la ’Prima Curia’, une sorte de secte mystique à laquelle appartiennent le grand maître Mobutu et certains de ses collaborateurs, y compris vous Mr Honoré Ngbanda. Journal Kin Matin : Le 9 juin dans la matinée, Mr P Kabeya, journaliste à ’Kin Matin’ est retrouvé mort à côté du camp militaire Luano à Binza Ma Campagne, le corps déchiqueté par de coups de poignard, les jambes fracturées et les yeux crevés. Journal Nsemo : Le 28 Octobre 1994, l’Editeur responsable du Journal ’Nsemo’, Mr Kavula, membre du Bureau national de l’UDPS est enlevé par les agents de sécurité sur votre ordre. Une semaine plus tard, il sera retrouvé dans un champ en friche sur la route de Matadi près de Kasangulu en piteux état saignant et agonisant avec des traces de tortures sur son corps. Il succombera de ses blessures six jours après. 
 
Affaire Tshishimbi Muanza : Dans la nuit du 25 octobre 1991, vos services lancent une attaque au moyen d’une bombe sur la maison de Tshishimbi Muanza, garde-corps de Tshisekedi. Trois autres bombes sont lancées dans la même nuit chez d’autres membres de l’opposition radicale. 
 
Affaire Midao Bahati : L’ancien ministre de l’Intérieur Midao Bahati est kidnappé le 30 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre pour l’intimider, afin qu’il rentre dans le gouvernement pro Mobutu. 
 
Affaire Kanku Ditu : Le 12 décembre 1991, le vote du président du Bureau définitif de la Conférence Nationale Souveraine oppose Mgr Laurent Monsengwo Pasinya à un thaumaturge féticheur, Kanku Ditu, recruté par les services de Honoré Ngbanda parmi les délégués de la Société civile du Kasaï Oriental, comme candidat de la majorité présidentielle, pour le compte de Forces Démocratiques Unies (FDU) de l’académique Félix Vunduawe Te Pemako. Pour le besoin de la cause, vous Honoré Ngbanda conseillez et rassurez votre ami Vunduawe, de surcroît Professeur d’université, que Kanku Ditu detient le pouvoir magique de transformer dans l’urne tous les bulletins de vote de son adversaire en siens propres. Quelle honte pour l’élite intellectuelle que vous êtes ! Malgré cela, Mgr Laurent Monsengwo est élu par un vote massif du peuple en Conférence. Lors de l’euphorie populaire suite à cette élection du Prélat catholique, une bombe est jetée par vos éléments de FIS, la nuit même, dans un bar d’un quartier populaire de sympathisants de l’UDPS à Kinshasa, 17 personnes sont tuées. 
 
 Affaire Papa Ileo : Dans la nuit du 18 et 19 décembre 1991, Joseph Ileo Nsongo Amba, leader de PDSC et membre de l’Union sacrée de l’opposition radicale, est attaqué dans sa maison par des hommes armés de FIS sur votre ordre, qui emportent tous les documents politiques et autres papiers de Papa Ileo. 
 
Mutinerie de la voix du Zaïre : Une des grandes mascarades qui s’est produite pendant. La période de la CNS est la fameuse "Mutinerie de la Voix du Zaïre". Dans la nuit du 22 janvier 1992, à 11 heures du soir, un peloton de soldats de la 31è Brigade Parachutiste de CETA investit la Station de radio nationale de la "Voix du Zaïre". Le ministre de la défense, Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba passe à la télévision pour affirmer que la mutinerie est une tentative de coup d’Etat qui est planifié en coordination avec l’appel de l’UDPS pour une grève générale. 
 
La Marche des chrétiens : Lors de la marche des chrétiens du 16 février 1992, vous, Honoré Ngbanda, en tant que ministre de la Défense , et votre collègue Tony Mandungu Bula Nyati, ministre de l’Intérieur, suivez par des descentes éclairs sur le terrain et en liaison radio, toute l’évolution des opérations de répression exercées par des forces de sécurité sur les manifestants. En tant que Ministre de la Défense , vous faites intervenir des soldats parlant Portugais qui sont bel et bien des éléments de la division de l’UNITA du chef rebelle angolais Jonas Savimbi, dépêchés de la Base de Kamina le 14 février sur votre demande expresse. Ainsi, l’ordre de tirer sur les chrétiens a bel et bien eu votre aval. Les responsables de vos services de l’époque le témoignent aujourd’hui. 
 
Affaire Pierre Lumbi : Dans la nuit du 31 janvier 1993, les soldats des FIS (Hiboux) prennent d’assaut et pillent la maison de Pierre Lumbi, ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Tshisekedi. Les religieuses belges habitant dans la maison voisine de celle de Pierre Lumbi sont aussi attaquées par les soldats des FIS. 
 
A propos de Cardinal Malula : Aujourd’hui, Honoré Ngbanda, vous parlez beaucoup de l’église catholique. Vous oubliez ce que vous aviez dit à propos de Cardinal Malula, en ce mois de mai 1990, à l’occasion de votre 44e anniversaire, au restaurant chinois "Le Paradis de Pekin". Vous avez traité feu Cardinal Malula d’ingrat", par opposition à Son Eminence Diangenda toujours reconnaissant au Guide. Les témoins sont encore en vie pour vous confondre. 
 
Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, La machine de répression de la dictature de Mobutu sous votre direction, a étouffé toute idée d’opposition politique et d’apprentissage de la démocratie. Sous vos ordres, on a dénombré chaque jour des cas d’arrestations arbitraires du fait des opinions d’opposition et activités politiques, d’enlèvements nocturnes, d’exécutions extrajudiciaires ou de relégations au village d’origine. Vos victimes sont des personnes suspectes d’opposition au régime, des étudiants, des syndicalistes, des officiers militaires originaires des provinces de l’Est, y compris ceux des deux Kasaï. Nous vous épargnons la longue liste de cas qui sont signés Honoré Ngbanda, ordonnateur des crimes du régime Mobutu, car il y en a des milliers.

A suivre demain, le  verset 5   Appel aux compatriotes de l’étranger et aux congolais de l’intérieur  

 Lire aussi verset 1 verset 2   ou encore verset 3

 


 


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