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Joseph Kabila Kabange proclamé vainqueur de l’élection pour le second tour par la Cour suprême de justice

Déboutant le recours en contestation des résultats de l’élection présidentielle au second tour introduit par le candidat Bemba Gombo Jean-Pierre et sa plate-forme UN (Union pour la Nation) la Cour suprême de justice, au cours de deux audiences, a commencé par déclaré non fondé les huit moyens de défense présentés par le requérant (JP.Bemba). C’est au cours de sa deuxième audience que la Haute Cour a proclamé les résultats définitifs de la présidentielle confirmant ainsi les résultats publiés le 15 novembre 2006 par la Commission électorale indépendante. (Cei)... Joseph Kabila Kabange est le premier Président de la République démocratique du Congo élu au suffrage universel et proclamé par la Cour suprême de justice sous l’arrêt 009/06 du 27 novembre 2006. Lors du second tour de l’élection présidentielle, le candidat Joseph Kabila Kabange avaient largement obtenu 9.436.779 voix (soit 58,05%)  contre 6.819.822 voix (soit 41,95%) pour son adversaire, le vice-président de la République, Bemba Gombo Jean-Pierre. L’arrêt de la Cour Suprême attendu ce lundi dans le dossier de recours en contestation par le camp UN des résultats des élections du second tour présidentiel est tombé sans surprise en confirmation de la victoire constatée par la Cei du vainqueur Joseph Kabila. A l'annonce  de cette nouvelle, c'était la liaisse populaire à travers toutes les villes de la république.

Verdict sans surprise


L’arrêt ainsi rendu par la Cour Suprême de Justice (Csj) sur la requête introduite par le Camp de l’Union pour la Nation (UN) en contestation des résultats du second tour de la présidentielle met un terme à la chaude controverse entretenue autour de la confirmation ou non de l’élection du président Joseph Kabila. La haute instance judiciaire est l’organe de dernier ressort qualifié pour cette confirmation qu’il lui revient de présenter par une proclamation officielle des résultats du déterminant scrutin.

La disposition légale de cette proclamation du vainqueur des élections présidentielles devait bien intervenir après le prononcé de ce jour sur la requête en contestation introduite par le camp UN. Le déroulement du processus d’examen dudit recours présageait l’aboutissement auquel il est parvenu. Et pour cause.

Quand la Commission électorale indépendante avait publié le mercredi 15 novembre dernier les résultats partiels du second tour des présidentielles, le score final présenté correspondait à la tendance qui dominait déjà dans la série des résultats compilés que la Cei annonçait auparavant. Les différentes parties ayant supervisé ou contrôlé le scrutin ont dans leur grande majorité considéré conforme le score indiqué qui attribuait 58,05 % des suffrages électoraux au candidat Joseph Kabila et 41,95 % au concurrent Jean-Pierre Bemba.


Le malheur a voulu que le même camp UN avait fait monter la pression en provoquant des incidents déplorés avec l’affrontement armé opposé le même samedi par des soldats du Mlc à des éléments de la Police occupés à disperser une manifestation d’enfants de la rue prétendant soutenir le candidat Bemba.

 La tension était donc très vive quand la Cour Suprême de Justice qui avait sept jours pour se prononcer sur le recours a entamé l’examen dudit recours le lundi 20 novembre pour culminer le mardi 21 par une manifestation d’une rare violence : l’incendie d’une partie du siège de la haute institution. Visiblement une main obscure poussait la Cour à ne point examiner le recours dans le délai imparti, afin de fournir un prétexte de protestationCompte tenu du climat de contestation qui prévalait dans le camp du candidat Jean-Pierre Bemba ayant même pris la liberté d’annoncer unilatéralement sa victoire électorale, le public et l’opinion s’attendaient au recours en contestation des résultats de la Cei que ce camp avait effectivement introduit le samedi 18 novembre à la Cour Suprême de Justice.
pour non examen du document conflictuel.

La Cour a surmonté le piège délibérément tendu par le camp UN en organisant contre vents et marées les audiences d’examen du recours en contestation des résultats électoraux publiés par la Cei non plus dans les installations détruits de la Cour contrainte à la délocalisation mais au Salon Rouge du ministère des Affaires étrangères. On a cru que les travaux d’examen par la Csj du recours introduit par le camp UN allaient se dérouler dans la sérénité et la diligence que requérait la situation, mais c’était sans compter avec la diversion que le camp organisait par l’entremise des manœuvres dilatoires du collectif de ses avocats de la partie de défense.

Les deux audiences organisées vendredi et samedi au Salon Rouge du ministère des Affaires étrangères ont été des séances de démonstration de la flagrante mauvaise foi des avocats de défense. En lieu et place d’une solide argumentation de leur recours, ils s’attardaient en effet à soulever des moyens ne cadrant nullement avec l’essentiel de l’accusation portée contre les résultats proclamés par la Cei. Il sont allés dans ce contexte à récuser des membres de la Cour et même des avocats de la partie adverse du camp de l’Alliance de la majorité présidentielle (Amp).

D’abord les avocats de la Cei mise en cause se sont trouvés à l’aise pour rejeter les griefs chaque fois déclarés non fondés que soulevait le camp UN. Il en allait de même de la défense du camp Amp battant en brèche tout l’argumentaire des avocats de Bemba ayant même tenté d’user du subterfuge du séchage de leur participation à l’audience, ce sur quoi ils durent revenir après avoir été remontrés par le chairman, suivant les indiscrétions d’une communication interceptée par un micro ouvert de la presse ayant révélé la menace d’un soulèvement populaire visiblement souhaité par le camp UN pour contrer la victoire électorale du président Joseph Kabila.

Pour revenir à l’audience proprement dite d’examen du recours introduit par le camp UN, ses différentes réparties d’interventions ont démontré la vanité de l’argumentaire des partisans de Jean-Pierre Bemba. Les défenses et de la Cei, et de l’Amp, de même que le ministère public ont vidé toute la substance dudit recours. Il n’a pas été surprenant pour le public qui suivait la séance en direct de la télévision de constater l’assurance du président d’audience annonçant le prononcé du verdict à l’audience de lundi 27 novembre.

Le juge principal laissait clairement présager un verdict qui ne rencontrerait pas le rejet des résultats de la Cei, tel que le camp UN l’avait sollicité dans son recours. La presse proche de ce camp a rapporté des remarques des partisans qui auraient soulevé une reprise du procès d’examen du recours, du fait de non respect de délai de sept jours dépassé avec l’annonce du prononcé de l’arrêt de la Cour ce lundi au lieu de samedi dernier. Les analystes avertis ne pouvaient que rire sous cape d’un tel débordement de mauvaise foi.

En définitive la cause a été bien entendue avec l’arrêt désormais rendu par la Cour à sa décisive séance de lundi 27 novembre tel que l’audience s’y rapportant avait bel et bien été annoncée le samedi. Le camp UN a suffisamment amusé la galerie, il devient indécent de continuer à jouer avec lui le sal jeu du chat et de la souris qui fait perdre un temps précieux du démarrage des institutions de la 3ème République avec le vainqueur des élections présidentielles appelé à prendre les rennes du pays dans le nouveau contexte de la démocratie véritable retrouvée.

DN/SL/MMC -Digitalcongo

 

   


 


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