Lors
de
sa
conférence
de
presse
hebdomadaire,
la
MONUC
a
appelé
le
gouvernement
à
entamer
«un
large
dialogue
démocratique
avec
les
parties
de
l’opposition
ainsi
qu’avec
les
organisations
de
la
société
civile»
après
les
affrontements
du
22
au
24
mars
2007
à
Kinshasa,
entre
la
garde
rapprochée
de
l’ancien
vice
président
Jean-Pierre
Bemba
et
les
forces
armées
de
la
RDCD
(FARDC).
Par
ailleurs,
la
MONUC
a
insisté
sur
le
respect
du cadre
constitutionnel,
ainsi
que
l’espace
et
le
rôle
politique
accordés
à
l’opposition.
«La
MONUC,
tout
en
réaffirmant
son
engagement,
souligne
l’importance
pour
le
Président
et
le
nouveau
Gouvernement
conduit
par
le
Premier
Ministre,
d’initier
un
large
dialogue
démocratique
avec
les
parties
de
l’opposition
ainsi
qu’avec
les
organisations
de
la
société
civile
pour
consolider
une
paix
durement
gagnée
en
RDC»,
a
dit
le
Porte-parole
de
la
mission,
Kemal
Saiki.
La
MONUC
a
déploré
les
événements
tragiques
qui
se
sont
produits
à
Kinshasa
et a
exprimé
ses
sincères
condoléances
aux
familles
des
personnes
qui
ont
péri
dans
les
affrontements
ainsi
que
sa
sympathie
aux
blessés
et
aux
victimes
de
destructions
ou
de
pillages.
La
MONUC
a
demandé
aux
autorités
militaires
de
rappeler
les
soldats
dans
leurs
casernes
et
de
confier
la
sécurité
des
citoyens
à la
Police
Nationale.
«On
exhorte
tous
les
éléments
de
la
DPP
du
Sénateur
Jean-Pierre
Bemba,
ainsi
que
les
gardes
de
sécurité
des
autres
dignitaires
de
la
transition,
de
se
présenter
aux
autorités
militaires
dans
les
meilleurs
délais
en
vue
de
leur
intégration
dans
les
FARDC»,
a
ajouté
le
Porte-parole
de
la
MONUC.
Un
total
de
140
éléments
de
la
protection
personnel
de
J.P.
Bemba
-dont
15
blessés-
se
sont
rendus
à la
MONUC
qui
les
a
pris
en
charge
avec
169
membres
de
leurs
familles.
Concernant
l’intention
du
Procureur
Général
d’initier
des
enquêtes
à
l’égard
de
certains
dirigeants
politiques
et
militaires
du
MLC,
la
MONUC
a
appelé
les
autorités
à
respecter
les
procédures
juridiques
ainsi
que
les
droits
et
libertés
que
la
Constitution
accorde
à
tous
les
citoyens
Congolais.
«La
MONUC
souligne
également
l’importance
de
faire
respecter
la
loi
et
de
prendre
les
mesures
disciplinaires
contre
les
soldats
qui
se
sont
rendus
coupables
de
pillage
ou
d’autres
crimes.
Cependant,
elle
fait
appel
aux
autorités
judiciaires
de
procéder
sans
discrimination
aucune
et
de
respecter
rigoureusement
l’égalité
devant
la
loi
et
la
présomption
d’innocence
des
accusés»,
a
fait
savoir
M.
Saiki.
La
MONUC
a
conclu
que
malgré
les
incidents
de
Kinshasa,
la
situation
sécuritaire
générale
dans
le
pays
est
restée
calme
à
l’exception
de
quelques
incidents
isolés
en
Ituri
et
au
Nord
et
Sud
Kivu.
Source:Unité
Web