Dans
son
« ultime combat »
contre
Joseph
Kabila,
Ngbanda
gaspille
ses
dernières
cartouches!
La
coïncidence
n’a
rien
de
fortuit :
c’est,
en
effet,
au
moment
où
les
bruits
sur
l’assassinat
de
Joseph
Kabila
en
provenance
de
l’extérieur
envahissent
la
capitale
que
soudain
la
rue
kinoise
est
agitée
avec
la
dernière
communication
d’Honoré
Ngbanda
mise
sur
Internet
et
distribuée
en
photocopie
par
les
« petits
revendeurs ».
Le
texte
nous
est
parvenu.
A
l’issue
de
sa
lecture,
tout
analyste
avisé
se
pose
la
même
question :
pourquoi
avoir
choisi
l’après-élection ?
La
seule
explication
qui
tienne
la
route
est
qu’Honoré
Ngbanda
sait
qu’il
va
devoir
attendre
jusqu’en
2011
pour
espérer
revenir
au
pays
alors
qu’il
misait
sur
Jean-Pierre
Bemba
à
cet
effet.
Il
sait
que
si
Kabila
réussit
un
doublé,
il
devra
attendre
peut-être
2016.
Or,
il
en
est
à sa
dixième
année
d’exil
et
il
risque
d’y
passer
au
minimum
15
ans,
au
maximum
20 !
S’étant
trop
attaqué
aux
décideurs
occidentaux
qui
l’hébergent,
c’est
donc
un
homme
aux
abois
qui
vient
de
gaspiller
ses
dernières
cartouches
et
qui
est
prêt
à
tout…
La
communication
a
deux
titres
dont
on
ne
sait
finalement
lequel
est
le
bon.
Le
premier
est : « Origines
cachées
et
accession
sanglante
au
sommet
du
pouvoir
Joseph
Kabila ».
Le
second,
en
capital,
« DES
ORIGINES
CACHEES
DU
SPHINX
A
SON
ACCESSION
SANGLANTE
AU
SOMMET
DU
POUVOIR ».
C’est
à
croire
que
l’auteur
s’est
révélé
incapable
de
se
déterminer.
D’un.
De
deux,
elle
n’a
pas
de
date !
Elle
commence
par
les
deux
titres
et
se
termine
par
cette
signature :
« Pour
le
Bureau
du
Comité
national
de
l’APARECO.
Honoré
NGBANDA
NZAMBO
KO
ATUMBA.
Président
national ».
Cependant,
elle
est
récente
parce
qu’on
découvre,
dans
les
« Conclusions »,
l’extrait
ainsi
libellé :
« Aujourd’hui,
les
institutions
de
la
jeune
République
(dont
le
parlement)
sont
menacées
de
blocage
à
cause
du
problème
de
l’identité
des
élus
!
Plus
de
150
élus
nationaux
s’avèrent
être
des
étrangers
! » ;
allusion
faite
à
l’affaire
« double
nationalité »
commencée
avec
l’information
livrée
à la
Cei
par
le
Ccu
de
Lambert
Mende
sur
les
candidats
Mlc
gouverneurs
du
Kasaï
occidental
et
du
Kasaï
oriental,
poursuivie
par
la
motion
dite
José
Makila
et
arrêtée
avec
le
moratoire
de
trois
mois
convenu
pour
la
mise
en
règle.
Au
fait,
et
c’est
ce
qui
traverse
tout
l’espace
pris
par
les
Conclusions,
Honoré
Ngbanda
part
du
principe
suivant :
puisque
n’étant
pas
congolais
et
puisque
n’ayant
pas
l’âge
requis
ailleurs
(il
cite
l’Egypte,
la
Côte
d’Ivoire,
l’Algérie
et
le
Gabon
qui
l’ont
fixé
à 40
ans),
Joseph
Kabila
ne
peut
pas
accéder
à la
magistrature
suprême
en
RDC ;
la
Constitution
réservant,
en
effet,
ce
poste
aux
seuls
Congolais
de
père
et
de
mère.
En
clair,
l’élection
de
Kabila
Président
de
la
République
est,
à
ses
yeux,
un
acte
anticonstitutionnel
et
doit
être
considéré
comme
tel.
En
clair
encore :
la
lutte
pour
le
départ
de
Kabila
continue.
Ceux
qui
pensent
trouver
dans
cette
communication
d’éléments
nouveaux
sur
les
origines
réelles
du
chef
de
l’Etat
en
ont
plutôt
pour
le
compte.
En
effet,
Honoré
Ngbanda
persiste
et
signe :
Joseph
Kabila
s’appelle
en
réalité
Joseph
Kanambe ;
il
est
le
fils
de
Christopher
Kanambe
et
de
Marcelline
Mukambuje ;
James
Kabarebe
est
son
oncle.
Pour
combattre
Habyarimana
au
Rwanda,
Christopher
s’était
lié
d’amitiés
avec
Laurent-Désiré
Kabila
qui,
lui,
combattait
Mobutu
au
Congo.
A sa
mort,
Kabila
a
adopté
son
fils
après
en
avoir
épousé
la
mère.
C’est
tout !
Qui
sont
les
parents
de
Christopher
Kanambe
et
de
Marcelline
Mukambuje,
c’est-à-dire
les
grands
parents
de
Joseph
Kanambe
?
Silence.
Quel
est
le
lieu
de
naissance
de
Joseph
Kanambe ?
Silence.
Qui
sont
les
frères
et
sœurs,
les
cousins
et
les
cousines,
les
neveux
et
nièces
des
parents
de
Joseph
Kanambe ?
Silence.
De
quelle
colline
sont-ils ?
Silence.
Qui
avaient-ils
fréquenté
assidûment
comme
connaissances ?
Silence.
Et
qui
peuvent
apporter
des
témoignages
crédibles
sur
la
filiation
ou
la
paternité ?
Silence.
Ou
plutôt,
comme
pour
éluder
la
question,
il
prévient
dans
sa
communication
qu’«Il
est
évident
que
pour
des
raisons
de
sécurité
de
ces
personnes,
nous
avons
tenu
à
garder
leurs
identités
secrètes… » !
C’est
tout
de
même
curieux
que
dans
cette
Afrique
où
la
notion
de
la
famille
élargie
est
sacrée,
personne
ne
se
réclame
de
Christopher,
ni
de
Marcelline !
Or,
Joseph
Kabila,
fils
Kabila
et
Sifa,
a
lui
une
identité.
Ses
parents
sont
connus,
ses
grands
parents
de
même.
Ses
frères
et
sœurs,
ses
oncles
et
tantes,
ses
cousins
et
cousines,
ses
neveux
et
nièces,
ses
camarades
sont-là,
en
chair
et
en
os.
Parmi
ses
frères,
miracle,
il y
a
même
Zoé
Kabila,
son
sosie.

Fait
d’ailleurs
curieux :
Ngbanda,
qui
cite
Joséphine,
Cécile,
Masengo,
Gloria,
Kiki
et
Maguy
comme
étant
les
enfants
que
M’Zee
a
eus
avec
Mme
Sifa,
et
qui
présente
Jenny
et
Joseph
en
progéniture
de
Kanambe
et
Mukambuje,
ne
dit
mot
de
Zoé.
Pourtant,
en
raison
de
sa
forte
ressemblance
avec
le
chef
de
l’Etat,
Zoé
devrait
être
l’enfant
de
ce
couple !
Il
se
fait
seulement
que
Zoé
est
le
fils
de
L-D.
Kabila
avec
Mme
Sifa.
En
ne
parvenant
pas,
sept
ans
durant
et
en
dépit
d’intenses
recherches
dont
il
se
vante,
à
déceler
l’énigme
Joseph
et
Zoé,
Honoré
Ngbanda
trahit
en
réalité
son
embarras
d’admettre
qu’il
s’était
simplement
trompé
au
départ.
Se
tromper
est
tout,
sauf
un
péché
ou
un
crime.
L’erreur
étant
humaine,
c’est
le
fait
d’y
persister
qui
devient
péché
ou
crime.
Devrait-on
s’étonner
de
la
dernière
production ?
Nullement,
car
il
fallait
absolument
que
Ngbanda
en
arrive
là
où
il
en
est;
le
travail
de
sape
ayant
commencé
au
lendemain
même
de
l’accession
de
Joseph
Kabila
à la
magistrature
suprême
en
janvier
2001.
C’est
ainsi
que
dans
sa
communication,
il
agit
plus
en
romancier
de
fiction
qu’en
chercheur
véritable.
Le
résultat,
on
s’en
doute,
est
des
plus
catastrophiques.
A
preuve,
il
est
comme
fasciné
par
« cerveau »
de
Paul
Kagame,
l’homme
qui
a
conçu
le
plan
de
déstabilisation
de
la
RDC
et
qui,
pour
ce
faire,
a
formé
un
agent
double
en
la
personne
de
Joseph
Kabila,
le
jeune
homme
de
25
ans
ayant,
selon
ses
termes,
peu
étudié
et
qui
exerçait
des
petits
boulots
en
Tanzanie !
Il
reconnaît,
en
plus,
qu’une
puissante
alliance
politico-mafieuse
a
trouvé
dans
ce
jeune
homme
un
« pion
stratégique »
pour
déstabiliser
le
Congo
et
piller
les
ressources
naturelles
congolaises.
C’est
écrit
noir
sur
blanc…
Et
il
poursuit :
c’est
à
Kigali
que
Kagame
ayant
douté
de
la
capacité
de
L-D
Kabila
de
conduire
la
guerre,
James
Kabarebe
a
présenté
à
M’Zee
Joseph
Kabila,
du
reste
son
fils
adoptif.
Or,
les
chercheurs
belge
Kennes
et
congolais
N’ge
rapportent
le
témoignage
selon
lequel
c’est
Laurent-Désiré
Kabila
en
personne
qui
avait
amené
son
fils
à
Kigali
en
1995
où
ils
devraient
négocier
les
conditions
de
la
guerre
de
libération
du
Zaïre.
Ngbanda
ne
s’arrête
pas-là.
Il
prétend
que
c’est
à la
chute
de
Kisangani
en
mars
1997
que
L-D.
Kabila
avait
présenté
Joseph
Kabila
comme
étant
son
collaborateur
et
que
c’est
à la
chute
de
Lubumbashi
en
avril
de
la
même
année
que
Paul
Kagame
l’avait
obligé
de
le
présenter
cette
fois
comme
étant
son
fils !
Mais
là
où
Ngbanda
vole
bas,
c’est
lorsqu’il
cherche
à
faire
croire
à
l’opinion
que
même
après
qu’il
se
soit
brouillé
avec
les
Rwandais,
L-D.
Kabila
-
qui
savait
Joseph
Kabila
Rwandais
au
service
de
Paul
Kagame
- a
continué
à
ressentir
la
fibre
paternelle
à
l’égard
du
fils
adoptif!
La
défaite
qui
mène
au
suicide
D’autres
perles
du
genre
s’égrènent
au
fil
de
la
lecture
de
la
communication
au
point
où
l’on
vient
à se
poser
justement
la
question
de
savoir
pourquoi
l’auteur
a-t-il
choisi
précisément
l’après-élection
pour
une
attaque
qui
n’a
que
peut
de
chance
de
porter.
Sauf,
bien
entendu,
agenda
caché.
Une
chose
est
déjà
vraie,
et
Talisma
Nasreen
l’a
toujours
dit :
l’assassinat
de
la
personnalité
est
l’une
des
tactiques
avec
lesquelles
on
prépare
l’assassinat
politique.
Mobutu
avait
longtemps
subi
l’assassinat
de
la
personnalité
comme
pour
justifier
son
assassinat
politique.
Dans
son
livre
« Ainsi
sonne
le
glas !
Les
derniers
jours
du
maréchal »,
Honoré
Ngbanda
lui-même
décrit
comment
le
général
Nzimbi
avait
fomenté
l’abattage
de
l’avion
présidentiel
sur
l’aéroport
de
N’Djili
alors
que
le
maréchal
quittait
définitivement
Kinshasa
pour
Gbadolite
et
comment,
à
Gbadolite,
la
veille
du
départ
de
Mobutu
pour
Lomé,
les
éléments
de
la
Dsp
et
de
la
Gaci
avaient
tiré
sur
le
même
avion !
L-D.
Kabila
avait
subi
l’assassinat
de
la
personnalité
avant
d’être
abattu
dans
sa
résidence.
La
coïncidence
entre
les
rumeurs
de
l’assassinat
de
Joseph
Kabila
et
la
mise
en
ligne
de
la
dernière
communication
de
Ngbanda
peut
ne
pas
être
fortuite,
surtout
quand
on
sait
que
Bundu
dia
Kongo,
qui
a
des
accointances
avec
le
Mlc,
le
parti
ayant
fait
sienne
la
doctrine
de
congolité
chère
à
Ngbanda,
s’est
récemment
soulevé
contre
l’autorité
et
l’ordre
établis,
si
bien
qu’il
y a
eu
une
centaine
de
morts.
Moralité :
c’est
parce
que
cette
communication
est
trop
légère
autant
dans
la
narration
des
faits
que
dans
la
définition
des
objectifs
que
la
trompette
enfourchée
pour
annoncer
sa
présence
sur
Internet
appelle
vigilance.
Car,
c’est
généralement
quand
on
n’a
plus
rien
à
gagner
que
l’on
devient
dangereux.
Après
avoir
gaspillé
ses
dernières
cartouches,
Honoré
Ngbanda
n’a
plus
rien
à
perdre ;
il
est
donc
prêt
à
jouer
son
va-tout.
Les
dernières
phrases
de
sa
communication
(appel
fait
aux
peuples
du
monde
entier
et
non
aux
puissances
établies
pour
aider
le
Congo
à
faire
partir
Joseph
Kabila
de
la
magistrature
suprême),
sentent
la
défaite
qui
mène
justement
à
cet
acte
de
désespoir.
Omer
Nsongo
die Lema