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Réponse positive à l’appel du Président J. Kabila   

Nous avons suivi avec intérêt particulier  l’appel pressant lancé par le Président Joseph Kabila Kabange, le 15 novembre 2006 à tous les Congolais de la diaspora de retourner au pays pour y rejoindre les autres compatriotes pour reconstruire et développer harmonieusement ensemble notre grand et beau pays, la République Démocratique du Congo. 

Pour tous les Congolais qui aiment vraiment leur patrie, cet important appel n’est pas tombé dans les oreilles des sourds. En effet, dans notre article intitulé « Appel pressant aux RDCongolais de la diaspora » du 5 novembre 2006 et  largement diffusé sur plusieurs sites internet, beaucoup de nos compatriotes de l’étranger ont réagi positivement à notre appel. Mais leurs préoccupations étaient de connaître les grandes lignes de la politique générale du Chef de l’Etat et le programme du premier gouvernement de la Troisième République.

Si ce dernier n’est pas encore connu, les tâches principales que le Président de la République s’est assignées se trouvent dans l’interview qu’il a accordée à la presse nationale et internationale le 15 novembre dernier. Il s’agit notamment : 

  1. Infrastructures, rails, routes, ponts
  2. Création d’emplois qui passe par les investissements. Actuellement moins de 5% de la population travaillent dans le secteur formel et une partie dans le secteur informel.
  3. Education : écoles primaires, secondaires, professionnelles, enseignement supérieur et universités,
  4. Eau et électricité
  5. Santé

Le programme du prochain gouvernement que le Premier Ministre qui sera nommé par le Président de la République, aura à présenter et à défendre devant l’Assemblée Nationale, s’articulera sur les cinq tâches prioritaires du Chef de l’Etat. Ce programme du gouvernement, après son adoption devra être très largement diffusé pour permettre à tous de décider sur comment s’investir dans la reconstruction et le développement rapide de notre pays. 

Nous croyons personnellement que le premier gouvernement de la Troisième République ne va pas inventer une nouvelle roue pour reconstruire et développer rapidement notre pays. Cette roue existe bel et bien, mais les ennemis de notre pays l’ont fait rouiller et lui ont mis les bâtons partout pour leur permettre de continuer à ruiner facilement et le plus longtemps possible la R.D. Congo et son peuple. En effet, ce ne sont pas les projets qui avaient manqué et les ressources humaines pour les réaliser. Ce fut plutôt l’absence entretenue de la volonté politique de tous ceux qui gouvernaient le pays depuis l’assassinat de Patrice Emery Lumumba. 

Nous venons de dire supra que les projets ne manquaient pas. En fait nos Ingénieurs, Economistes, Sociologues et Agents de développement ont élaboré des projets avec études de faisabilité, tous ces précieux documents moisissent au Ministère du Plan. Les autres ministères du gouvernement central disposent d’intéressantes autres études et rapports à exploiter pour lancer immédiatement la reconstruction et le développement de notre pays. Le plus récent document auquel nous pensons et dans lequel se trouvent d’une manière exhaustive toutes les recommandations du peuple, est le rapport final de chaque province, produit à l’issue des  « Conférences Provinciales sur la Reconstruction ». Il vous souviendra que feu Président Laurent-Désiré Kabila avait instruit les gouverneurs de toutes les onze provinces du pays d’organiser ces conférences au début de l’année 1998. Ces conférences ont effectivement eu lieu  et toutes les sensibilités de chaque province y ont activement participé Tous les rapports y afférents étaient transmis au Ministère de l’Intérieur. Nous osons espérer qu’ils s’y trouvent encore bien gardés. Certaines provinces de l’Est du pays dont les archives ont été méchamment détruites par les forces d’invasion avec la complicité avérée de leurs collabos du RCD-Goma, pourront ainsi récupérer quelques exemplaires de leurs rapports au Ministère de l’Intérieur pour les reproduire à l’intention de leurs Assemblées Provinciales, les Conseils de Ville, de Commune et de Collectivité. Pour la Province du Sud-Kivu, son rapport se trouve en format PDF sur internet sous le titre « Sud-Kivu : Rapport final de la Conférence Provinciale sur la Reconstruction » 

Pour nous, nous croyons que la reconstruction et le développement de notre pays devront être la préoccupation de tout congolais digne de ce nom. Ce ne sera pas l’affaire du gouvernement seul. Tout un chacun doit cette fois-ci y apporter sa contribution. C’est pourquoi tous les candidats ministres du gouvernement central et ministres des gouvernements provinciaux doivent, dès l’entrée en fonction, être productifs car c’est à eux qu’incombe le devoir d’animer et de conduire les activités revenant à leurs départements respectifs pour reconstruire et développer rapidement le pays. Il reviendra aux Parlements national et provinciaux, en plus de leur travail d’élaborer les lois, de contrôler les activités des gouvernements et d’en sanctionner impitoyablement les membres incompétents. 

Nos commentaires et suggestions sur les cinq chantiers prioritaires du Président de la République pour la période 2006-2011. 

A. Infrastructures, routes, rails, ponts et agriculture
Notre pays dispose de trois catégories de routes : Routes nationales, routes régionales et routes locales.

- Concernant les routes nationales, tout en poursuivant leur asphaltage, leurs tronçons non encore bitumés doivent être réouverts mécaniquement et être entretenus d’une manière permanente par le cantonnage manuel.

-Quant aux routes régionales et locales, bien que relevant de la compétence des entités décentralisées, devront être réouvertes mécaniquement par le gouvernement central et en confier l’entretien permanent  aux gouvernements provinciaux par le système de cantonnage manuel. Naturellement les réouvertures de ces routes se feront concomitamment avec la construction et le lancement des ponts en matériaux durables sur toutes les rivières. Ces travaux sont à confier aux organismes compétents en la matière. Même si l’on n’en parle pas, la réouverture au Sud-Kivu de la Nationale 2 (Bukavu-Kasongo via Mwenga et Kalole/Shabunda) que les chinois sont en train de faire depuis février 2006, est un bel exemple à suivre et à poursuivre. Sur le tronçon déjà fait (environ 100 km : Bukavu-Kasika), on y roule en voiture à 60 km/h comme  en 1960. 

 -Les chemins de fer : Comme pour les routes, il faut avant tout réhabiliter les anciennes voies ferrées, bien sûr insuffisantes pour notre pays. En outre, construire des nouvelles en double voie. Celles-ci devront partir de la capitale Kinshasa vers toutes les autres provinces qui n’en sont pas encore reliées. L’écartement des rails doit être identique pour permettre et faciliter l’inter-connexion.

Les transports fluviaux et lacustres doivent être assurés concurremment par offices de l’Etat  et les entreprises privées disposant des bateaux appropriés et régulièrement contrôlés par l’Etat.

Il devra être de même des compagnies aériennes dont les aéronefs doivent répondre aux exigences des normes internationales. Le Congo ne doit plus tolérer que son ciel soit survolé par les avions qui ne peuvent plus voler ailleur       

Dans le chapitre consacré aux voies de transport et communication, nous suggérons l’organisation rapide des transports urbains. Dans Kinshasa la capitale, l’on doit disposer des moyens multiples de transport, notamment les chemins de fer (trains, métros et trams), des milliers de bus, trolleys-bus et minibus et taxis appartenant concurremment à des sociétés spécialisées dans ce domaine. La ville doit être quadrillée en lignes sur lesquelles circuleront régulièrement  les transports en commun Dans les autres centres urbains, disposer de nombre suffisant de bus, trolleys-bus et de minibus exploitant à la fois toutes lignes de manière à avoir sur chaque ligne aux heures de pointe un bus toutes les cinq minutes. 

Concernant l’agriculture, le sol congolais produit tout ce dont les populations ont besoin pour se nourrir sainement et en exporter l’excédent. Il existe au Ministère du Plan les bonnes études élaborées par  nos ingénieurs agronomes. Ces études que l’on a appelées le Plan Mobutu ou PAM (Programme Agricole Minimum). Nous en avions en ce temps-là produit une autre étude que nous appelions PAM-Kivu dans laquelle nous avions démontré les capacités de productions du Kivu  en riz pluvial. Cette étude publiée dans les revues de l’ANEZA et dans L’Entrepreneur du CCIZ de l’époque, faisait entrevoir comment le Kivu est capable de nourrir toutes ses populations en riz et exporter le surplus au Burundi, Rwanda et Uganda comme ce fut souvent le cas dans les années 50-5(. Pour y arriver aujourd’hui, il faut commencer par produire les semences améliorées, les distribuer aux agriculteurs et encadrer ces derniers par les agronomes.  La productivité de cette denrée alimentaire donnera au paysan 2-3 tonnes de riz/ha au lieu de 350 kg/h actuellement avec les semences complètement dégénérées datant de 1955. Il en est de même du maïs, manioc, arachides, haricots, etc…Donc la RDCongo n’a pas besoin des OGM, nous ne cultivons que sur 7 % de nos arables et donc à volonté nous pourrons passer à l’agriculture mécanisée pour emblaver plus de surfaces et partant, produire suffisamment à manger et exporter plus de 60 % restants. L’Etat devra promptement réhabiliter tous les Centres Agronomiques du pays pour qu’ils soient à même de répondre aux besoins permanents en semences améliorées pour  les  paysans agriculteurs et les planteurs industriels. Le secteur agricole créera aussi un nombre considérable d’emplois permanents et à durée indéterminée tant pour les cadres que pour les travailleurs de la classification générale. 

B. Création d’emplois et investissements
Premièrement, l’Etat qui a toujours été le plus grand employeur, aura dans l’immédiat à réhabiliter tous les services publics et engager les nouveaux agents pour rajeunir le personnel. Ensuite, la mise en œuvre des nouvelles entités provinciales  va créer plus de trente mille emplois de fonctionnaires et agents de services publics sans compter les cabinets des gouverneurs de province et des ministres provinciaux. Il y a aussi les cours et tribunaux, , les Institutions d’appui à la démocratie, le Conseil Economique et Social ainsi que les ONGs qui vont créer d’autres empois. Le pays dispose donc de beaucoup de cadres formés qui chôment. Il serait aberrant  de croire que l’on peut créer les emplois si on n’accorde pas les mesures incitatives aux investisseurs nationaux et étrangers. Dans ce cadre, l’application stricte  des faveurs prévues accordées par le Code des Investissements encouragera les investisseurs. Concernant spécifiquement les grandes entreprises de l’Etat, GECAMINES,
MIBA, KILO-MOTO, etc.. pour lesquelles les précédents gouvernements de transition avaient signé une série de contrats léonins, il y a urgence de reconsidérer tous ces contrats, écarter tous leurs dirigeants nominés dans le cadre du partage équitable et équilibré des responsabilités et faire appel aux anciens cadres (Ingénieurs, techniciens, économistes..) qui oeuvraient dans ces entreprises et qui en furent tout bonnement chassés pour des raisons du régionaliste dont se sont illustrés les PDG originaires nominés politiquement à la tête de ces entreprises-poules aux œufs d’or de l’économie congolaise.

Quant aux entreprises  d’économie mixte, il faut appliquer la même mesure qu’aux sociétés étatiques, mais en veillant à placer les cadres compétents congolais dans toutes les structures dirigeant ces entreprises. L’Etat congolais doit désormais cesser d’être l’actionnaire insignifiant dans les sociétés d’économie mixte. A ce sujet les conférences provinciales sur la reconstruction avaient examiné à la loupe les causes qui sont à la base d’inactivité de toutes les entreprises qui,  jadis  employaient des dizaines de milliers de travailleurs et renflouaient les caisses de l’Etat, non seulement avec les impôts sur les bénéfices annuels, mais avec aussi d’importantes sommes d’argent des taxes sur les rémunérations des travailleurs retenues à la source et versées par les employeurs.

Toujours dans le cadre de nouveaux emplois, les universités privées agréées sont de véritables entreprises qui forment les jeunes cadres nationaux. L’Etat en les reconnaissant aura à prendre en sa charge les rémunérations du personnel enseignant ainsi que les frais de leur fonctionnement comme cela se fait sous les autres cieux. Un autre secteur qui va créer beaucoup d’emplois est l’entretien des routes. Avec le réseau routier comptant des dizaines de  milliers de kilomètres, à raison d’un cantonnier au kilomètre et en construisant des camps de ces cantonniers bien équipés comme au Brésil, la praticabilité des routes sera assurée en toutes saisons et les centres urbains n’auront plus à consommer les denrées alimentaires importées produites au Congo comme entre autres le riz de Chine, d’Amérique….  A part la vigne  et les oliviers, tout pousse naturellement au Congo pour nourrir sainement les populations. 

Un autre secteur qui fait gravement défaut dans notre pays et qui créera beaucoup d’emplois est l’industrie de transformation. En effet, notre pays ne se contente que d’exporter nos produits bruts, notamment les productions minières, forestières et agricoles. Or, ces produits-là contiennent les sous-produits marchands que les importateurs étrangers ne déclarent pas ni nous les paient.

Nous suggérons ou plutôt recommandons que désormais la R.D. Congo n’exporte que les produits finis. Pour se faire, il sera installé au pays les usines de raffinage de nos minerais (Or, cassitérite, colombo-tantalite, wolframite, etc…) ainsi que la transformation de nos produits agricoles et forestiers pour en augmenter la valeur ajoutée. Il en sera de même de notre pétrole dont les sous-produits permettront à la RDC de bitumer ses routes, créer les industries de plastiques, etc…

Le problème de la réduction du chômage ne dépend donc que de la bonne volonté politique du gouvernement. 

C. Education : Ecoles primaires, secondaires, professionnelles et universités 
Depuis l’Indépendance de notre pays, l’Etat n’a plus construit de nouvelles écoles primaires, secondaires, professionnelles et universités. Et pourtant depuis lors 
le nombre d’élèves et étudiants a plus que doublé. On doit se demander si l’enseignement privé agréé et la contribution des parents n’existaient pas ce que seraient devenus nos enfants aujourd’hui. Si en Occident les jeunes sont bien formés dans les établissements publics et privés agréés c’est du fait que l’Etat qui respecte les prescrits de la Constitution prend effectivement en charge tous ces établissements d’enseignement et veille à ce que les infrastructures de ces établissements t répondent aux besoins réels des jeunes à former et aux équipements d’appuis pédagogiques appropriés. 

Dans notre pays, il va sans dire que l’Etat doit construire pour augmenter la capacité d’accueil des établissements existants pour éviter une double vacation dans les établissements d’enseignement..  

Quant aux universités, il en faut au moins une officielle avec toutes les facultés indispensables dans chaque province fonctionnant dans les bâtiments construits par l’Etat et remplissant les conditions adéquates. Tous les  établissements d’enseignement devront être bien équipés et bénéficier de frais de fonctionnement régulièrement libérés.

Pour assurer la formation équilibrée de nos enfants, en plus du niveau des humanités anciennes et modernes (BAC), l’on doit revenir à la formation de jeunes qui ne peuvent pas suivre les humanités, dans les écoles professionnelles (agronomie, maçonnerie, menuiserie, mécanique automobile, mécanique générale, boulangerie, hôtellerie, électricité, plomberie, travaux publics,  construction navale, infirmières accoucheuses,  infirmiers et assistants médicaux, agents sanitaires, agents de postes et  de télécommunication, etc…).  

Pour la bonne formation dans les universités, faire appel aux professeurs congolais oeuvrant à l’étranger, aux professeurs étrangers d’origine congolaise, ensuite aux professeurs étrangers. Nos universités devront dans un avenir très proche, assurer la formation du troisième cycle afin de former nos savants et chercheurs au pays. Notre pays est sur la liste des Etats où l’on n’a pas beaucoup d’ophtalmologistes (médecins). Or il y a chez nous bien des personnes devenues   aveugles à cause de la cataracte. Or, en Occident l’opération de la cataracte ne dure que quelques minutes. Dans un premier temps l’Etat devra envoyer quelques jeunes médecins à l’étranger (notamment en Suisse, Russie, etc…) pour s’y spécialiser en ophtalmologie, ensuite revenir au pays pour y former les autres. Cela est aussi valable dans d’autres domaines de la médecine dont le Congo a un manque criant de spécialistes. 

D. Eau et électricité
Tout citoyen congolais qui se rend dans les pays voisins qui utilisent l’électricité produite chez nous en revient toujours révolté. Premièrement dans ces pays l’on ne connaît  pas le cassant et permanent problème de délestage ou de manque d’électricité dans nos villes. Dans ces pays voisins clients de notre pays en courant électrique, leurs usines, villes, centres importants et villages son électrifiés. Certes chez nous  une ville comme Kisangani ou Bukavu qui étaient construites respectivement pour 40.000 et 35.000 habitants ne connaissaient pas les délestages dans les années 60, mais aujourd’hui ces villes ont près d’un million d’habitants chacune et ont construit beaucoup de résidences, installé les minoteries et ateliers de soudure à telle enseigne que les anciennes cabines de la SNEL ne tiennent plus et ce en dépit de la facturation élevée de consommation d’électricitéet  on n’a toujours pas installé les nouvelles cabines répondant aux besoins des clients. Pour l’eau c’est le même problème. Quant à nos frères des autres provinces qui n’ont pas centrales hydroélectriques, il est inhumain et de voir la ligne haute tension passer au-dessus de leurs têtes pou aller fournir du courant très loin dans les autres pays africains ! Qu’est-ce que cela peut coûter à notre pays si l’on installe les stations de basse tension pour les provinces traversées par la ligne Inga-Shaba ou tirer une autre ligne pour la province de l’Equateur et la province Orientale pour renforcer la capacité de la centrale de la Tshopo. Ces provinces ont besoin de l’électricité pour leurs industries, notamment l’exploitation des minerais de fer de Banalia. N’avons-nous pas appris que l’amour bien ordonné commence par soi-même ? 

Les ingénieurs électriciens congolais ont produit beaucoup d’études, soit comme mémoires de fins d’études, soit comme études de faisabilité pour la fourniture de base de services d’électrification des milieux  urbains et ruraux. Ces études à ajouter à celles faites par le PNUD en matière de production, de transport et de distribution de l’électricité dans notre pays ne demandent qu’à être actualisées et  ensuite à exécuter les projets. A notre humble avis, nous croyons utile qu’en matière d’énergie, il faut avoir une entreprise qui produit et l’autre qui distribue. Il est connu que l’inefficacité de la REGIDESO et de la SNEL résulte du fait qu’elles sont au four et au moulin. Il faut casser le monopole hérité de la dictature qui est entre autres à la base de toutes les crises que nous vivons maintenant. La concurrence profite toujours aux consommateurs.

En plus de grandes centrales hydroélectriques, il faut encourager les installations de micros et minis centrales hydroélectriques dans les milieux ruraux. Nous sommes  un des rares pays du monde possédant une riche hydrographie. Elle couvre 3% de la superficie de notre pays, alors le peuple doit en profiter. Pour ce faire, réaliser les projets qui prévoient de doter tous les centres urbains et cités des services d’installation et de distribution d’eau et électricité à domicile, dans les milieux ruraux pourvoir chaque localité des bornes fontaines alimentées par gravité d’eau des sources aménagées.  

E. Santé
Nous sommes  souvent gênés de lire dans divers rapports que dans notre pays toutes les maladies qui, à l’accession de notre pays à l’indépendance étaient déjà éradiquées (maladie du sommeil, lèpre, tuberculose, choléra, etc…), refont surface et font actuellement  bien des victimes. Cela fait rougir !

Comme pour les routes, il faudra réhabilité d’abord les formations médicales de l’Etat qui existent. : restaurer les bâtiments, remplacer les équipements, renforcer le personnel par des jeunes cadres et bien les motiver. Ensuite approvisionner ces formations médicales en produits pharmaceutiques de première nécessité ainsi qu’en quantités suffisantes de spécialités. Encourager les centres de santé et dispensaires privés en leur accordant les facilités d’approvisionnement en médicaments, en matériel et équipements médicaux. 

Ensuite, achever la construction de plusieurs formations médicales à travers le pays restées en chantiers depuis 1960 et construire les hôpitaux dans les régions qui en sont dépourvues. 

  Qui dit Santé dit aussi affaires sociales, nous recommandons vivement la réhabilitation de l’Institut National de Sécurité Sociale. Cette institution la seule qui encaisse depuis longtemps les retenues à la source des salaires de tous les travailleurs du Congo pour approvisionner la Caisse de Pension des retraités, n’est plus aujourd’hui à même d’honorer ses obligations vis-à-vis des pensionnés. Une enquête sérieuse doit déterminer les responsables qui ont détourné les fonds et les biens de l’INSS et faire en sorte que cette institution réassure le paiement des rentes aux ayants-droit. En outre, créer d’autres institutions de caisse maladies, invalidités et retraites. 

Enfin, nous attendons aussi connaître le programme du premier gouvernement de la Troisième République. Nous nous apprêtons à nous y engager résolument dans la paix, la justice et la tranquillité. En effet, tous les congolais qui aiment vraiment leur patrie n’attendaient impatiemment que de le voir se transformer en un Etat de droit démocratique, avec à la tête de ses institutions politiques les dirigeants légitimes. Aujourd’hui nous nous réjouissons car tout est en place pour décoller le développement en comptant d’abord sur nous-mêmes et avec l’aide de 3,6 milliards de USD déjà annoncée par la Communauté internationale.

Par Joseph M. Kyalangilwa
Prés. Hon. de la Société Civile du Sud-Kivu
Président du Great Lakes Forum International (Suisse)

   


 


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