Question de la sécurité alimentaire en Afrique: Le cas de la R.D.Congo
Introduction
A l’heure
actuelle, il
existe
affichées
sur
l’internet
1.210.00
pages en
français de
littératures
sur la
sécurité
alimentaire
en Afrique
subsaharienne.
La plupart
de ces
publications
sont l’œuvre
de la F.A.O
(Organisation
des Nations
Unies pour
l’Alimentation
et
l’Agriculture)
et des
organisations
non-gouvernementales
occidentales.
Ces
dernières
basent leurs
études sur
les rapports
et appels
pressants de
leurs
partenaires
membres des
sociétés
civiles
nationales
ou
régionales
d’Afrique
noire. 
Certes, ces études sont utiles pour déterminer les besoins en denrées alimentaires des populations des Etats Africains. Notre expérience de terrain et la lecture de certaines publications, notamment celles des organisations des sociétés civiles africaines nous permettent de mesurer l’inquiétude de tout intellectuel averti et qui aime son pays de veiller constamment à alerter à temps, non seulement les dirigeants de son pays, mais également à sensibiliser par tous les moyens la Communauté internationale sur cette question brûlante de la sécurité alimentaire.
La lutte pour la sécurité et la souveraineté alimentaires doit être menée concomitamment, en amont et enaval, par la restauration dans chaque pays africain d’un Etat de droit démocratique. Il va sans dire que pour les Africains patriotes, sont désormais considérés comme leurs ennemis jurés tous les Etats et gouvernements étrangers, d’où qu’ils viennent, qui soutiennent directement et indirectement les dictatures sur le Continent Afrique sous toutes leurs formes.
D’autre part, les guerres auxquelles l’on assiste dans certains pays africains, sont-elles réellement leurs guerres ou les guerres provoquées et entretenues à dessein par certaines puissances pour piller systématiquement les ressources naturelles des pays concernés. Ainsi, constate-t-on sur le terrain, que ces grandes puissances, après avoir constitué les grands stocks stratégiques des matières premières pillées en Afrique se transforment sans se gêner en pompiers-sapeurs des pays victimes !
Le cas de la République Démocratique du Congo
Dans ce plus
vaste pays
(2.245.000
km²)
d’Afrique
Centrale, le
3ème
d’Afrique
après le
Soudan
(2.509.000
km²) et
l’Algérie
(2.384.000
km²), l’on
ne doit pas
du tout
parler de
l’insécurité
alimentaire,
mais plutôt
de comment
renforcer la
sécurité
alimentaire.
En effet,
jamais avant
1960 la
Communauté
internationale
n’était
venue en
aide
alimentaire
en RDCongo.
Ce pays
recevait au
contraire
sur son
territoire
les
populations
des pays
voisins qui
souffraient
cycliquement
de guerres
interethniques,
de la
disette et
des maladies
qui en
résultaient. 
Jusqu’en 1965, la RDCongo réalisait 60 % de ses recettes en devises provenant des exportations des produits agricoles. L e reste était couvert par les recettes d’exportation des productions minières.
Rappelons en passant que 60 % de la superficie de la RDCongo sont occupés par des forêts denses, 3,5 % par des plans d’eau (15 lacs totalisant 180.000 km² + une trentaine de grandes rivières totalisant 20.000 km de berges, etc…).
Les potentialités agricoles sont vastes avec les étendues de terres arables énormes qui occupent plus de 80.000.000 d’hectares ou 800.000 km² dont 1 % seulement (80.000km²) est cultivé. La végétation peut supporter un élevage de près de 40.000.000 de têtes de gros bétails. Les lacs regorgent de riches quantités de poissons qui, jusqu’à nos jours aucune pêche industrielle n’y est installée. Les études scientifiques sur les espèces de poissons du Lac Tanganika (32.900 km²), le plus poissonneux du monde y vivent sur plusieurs niveaux de la profondeur de ce lac, 1.433 m (642 m sous le niveau de la mer – 2ème lac le plus profond au monde, longueur 677 km, largeur varie entre 22 et 80 km). L’abondance de poissons notamment les sardines justifie les projets d’implantation d’usines de conserves à Uvira/Sud-Kivu et d’acquisition des bateaux de pêche industrielle sur la partie congolaise. Ces projets élaborés dans le cadre des objectifs de l’ex-ASSINEZ (Association Internationale de l’Industrialisation du Nord-Est de la RDCongo) s’était assignés, justifient entre autres la construction de la route nationale Kisangani-Bukavu-Uvira afin de permettre d’assurer le transport en camions frigorifiques de poissons de ce lac pour en approvisionner les provinces Orientale, Equateur et la Ville de Kinshasa.
Comme cultures vivrières le pays produit facilement : bananes, manioc, riz, maïs, sorgho, haricots, kunde, courge et courgette, soja, arachides, colocasse, igname, patats douces, pommes de terre, orge ; éleusine, mil, taro, les fruits : mangue, avocat, cœur de bœuf, ananas, agrumes, maracuja et tant d’autres. Une variété de légumes européens pousse au Kivu (Nord et Sud) dont la production couvre les besoins des centres urbains du pays. Seule la vigne n’y pousse pas. Les énormes étendues de prairies naturelles sur les hauts-plateaux du Kivu-Sud et du Kivu-Nord peuvent supporter l’élevage de gros bétails pouvant répondre aux besoins en viande de toutes les capitales des provinces du pays.
Quant aux
cultures
pérennes
l’on a :
palmier à
huile, cafés
Arabica et
Robusta,
thé,
cacaoyer,
hévéa,
coton,
papayer,
citronnelle,
canne à
sucre,
tabac,
quinquina,
pyrèthre,
etc…Pendant
la
colonisation
(1885-1960)
la Belgique
qui vivait
du Congo,
sans aucune
mécanisation,
avait
accordé la
priorité
aux cultures
pérennes et
aux
exploitations
de minerais
avec une
abondante
main-d’œuvre
quasiment
gratuite,
car ne
touchait
qu’une
rémunération
mensuelle
inférieure à
5 € . C’est
ainsi que
les
dernières
semences
améliorées
de cultures
vivrières ne
furent-elles
distribuées
systématiquement
aux aux
paysans
agriculteurs
que dans les
années
1954-1955.

Après l’accession du pays à son Indépendance, tous les gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays jusqu’à ce jour n’ont pratiquement pas fait un effort pour remédier à cette situation. Les paysans agriculteurs qui constituent 80 % de la population sont toujours abandonnés à eux-mêmes. Naturellement toutes les semences qu’ils utilisent sont complètement dégénérées. Aujourd’hui ces paysans ne récoltent plus que 350 kg de riz à l’hectare emblavé au lieu de 3.500 kg/ha avec les semences améliorées. Ce qui est vrai du riz, l’est également avec les autres cultures vivrières. Si les quelques agriculteurs tiennent par-ci par-là aujourd’hui c’est grâce aux initiatives et à leur encadrement agronomique par les organisations non-gouvernementales membres des sociétés civiles de provinces. Ce travail d’une grande importante pour la santé et l’économie de la majorité de la population doit être la priorité des priorités du gouvernement qui, lui-même doit être respectueux des droits de l’Homme, condition sine qua non pour tout développement d’une nation.
Maintenant que la RDCongo vient d’élire librement et démocratiquement ses dirigeants et ses mandataires dans les institutions politiques de la Troisième République qui a commencé le 6 décembre 2006, il incombe à l’Etat de ramener rapidement le pays à ses activités agricoles d’antan en procédant comme suit :
- Recenser toutes les populations du pays, province par province, ceci pour en finir une fois pour toutes avec les estimations de tous bords qui ne reflètent souvent pas les statistiques réelles de la population de la RDCongo ;
-
Ressusciter
rapidement
tous les
centres
et
stations
de
recherches
agronomiques
et les
doter
des
moyens
matériels
conséquents
et des
ressources
humaines
compétentes,
car, il
y en a
sur le
marché
de
l’emploi,
bien
formées
par les
facultés
d’agronomie
des
universités
du pays
et même
de
l’étranger.
Ces
centres
et
stations
agronomiques
de
l’Etat
qui
faisaient
la
renommée
de la
RDCongo
sont,
entre
autres :
|
CULTURES |
CENTRES |
STATIONS |
PROVINCES |
|
Cotonnier |
Gandajika |
Gandajika Bambesa Boketa |
Kasaï Oriental Pr. Orientale Equateur
|
|
Palmier élais |
|
Yangambi |
Orientale |
|
Cacaoyer |
Yangambi |
Bongabo |
|
|
Riz |
Yangambi |
Gandajika Bambesa Boketa Loeka Mukumari |
Kasaï Oriental Equateur Equateur Equateur Pr. Orientale |
|
Soja |
|
Gandajika M’Vuazi Boketa |
Kasaï Oriental Bas-Congo Equateur |
|
Haricots |
|
Mulungu M’Vuazi |
Sud-Kivu Bas-Congo |
|
Maïs |
|
Gandajika Mulungu Boketa Bambesa |
Kasaï Oriental Sud-Kivu Equateur |
|
Fruits |
Yangambi |
M’Vuazi |
Bas-Congo |
|
Arachides |
|
Bambesa M’Vuazi Gandajika Boketa |
Equateur Bas-Congo Kasaï Oriental Equateur |
|
Hévéa |
Yangambi |
Bongabo N’Gazi Mukumari |
Equateur Pr.Orientale Pr. Orientale |
|
Caféier Robusta |
Yangambi |
Bongabo Bambesa Kondo |
Equateur Equateur |
|
Caféier Arabica |
|
Mulungu |
|
|
Théier |
|
Mulungu |
|
|
Pyrèthre |
|
Mulungu |
|
|
Sorgho |
|
Gandajika Kipopo Mulungu |
|
|
Eleusine |
|
Mulungu |
|
|
Mil |
|
Gandajika |
|
|
Cowpia (Vigna unguiculata) |
|
Gandajika |
|
|
Haricots (Phaseoplus lunatus) |
|
Gandajika |
|
|
Quinquina |
|
Mulungu |
|
|
Pisciculture |
|
Kipopo |
Katanga |
|
|
|
|
|
|
Elevage |
Yangambi |
Nioka Gabu Mont Hawa M’Vuazi Mulungu Kipopo Gandajika |
Orientale |
|
|
|
|
|
|
Foresterie |
Yangambi |
Kipopo Mulungu Nioka Bambesa |
|
- Encourager le secteur privé, à savoir les entreprises et les ONGs locales et étrangères qui oeuvrent pour le développement agricole, par les mesures incitatives leur permettant de compléter et suppléer aux effortsl des programmes gouvernementaux en la matière.
- Restaurer les stations pluviométriques et élaborer les calendriers agricoles à l’intention des agriculteurs, leur distribuer à temps les semences améliorées et leur assurer l’assistance permanente d’agronomes chevronnés
- Interdire formellement par une loi l’usage sur le territoire national des O.G.M. (Organismes génétiquement modifiés). La RDCongo n’en a point besoin, non seulement parce que le pays dispose d’énormes étendues de terres arables (80.000.000 ha dont 1% seulement mis en valeur), mais surtout du fait que les pays qui utilisent les O.G.M. dépendent entièrement des entreprises des pays occidentaux producteurs des O.G.M.. C’est en somme une autre forme du néocolonialisme pire que la colonisation subie par l’Afrique entre 1885 et 1960-1965. Or, les pays de l’Afrique subsaharienne, doivent s’armer contre la faim en garantissant à leurs populations la sécurité et la souveraineté alimentaires. Pour ce faire, les gouvernements des Etats africains doivent réserver à l’agriculture, à l’éducation, à la santé et aux infrastructures une part importante de leurs budgets qui réponde aux besoins réels des populations.
La capacité de la RDCongo d’assurer sa sécurité alimentaire
La lecture
de plus de
50.000 pages
en français
de
littératures
affichées
sur
l’internet
sur la
question
brûlante de
la sécurité
alimentaire
en
République
Démocratique
du Congo,
est une
preuve que
ce grand
pays a perdu
sa place
d’antan de
grand
producteur
et
pourvoyeur
en denrées
alimentaires
de premières
tant pour
ses
nombreuses
populations
que pour les
pays voisins
régulièrement
frappés par
la disette.
C’est
pourquoi, le
peuple
s’étant doté
démocratiquement
des
dirigeants
et des
mandataires
légitimes
dans les
institutions
politiques
qui n’auront
des comptes
à rendre
qu’à lui
seul, tient
à commencer
véritablement
à jouir
enfin, après
46 ans
d’indépendance,
d’énormes
potentialités
de son sol
et de
sous-sol par
les
réalisations
concrètes
sur le
terrain.
Dans cet
écrit, nous
allons
proposer un
des projets
agricoles
prouvant la
capacité la
RDCongo en
sa sécurité
alimentaire
et d’en
exporter le
surplus.
Nous avons
choisi les
productions
du riz
pluvial et
de maïs.
Mais avant
cela nous
avons
calculé le
nombre le
nombre
d’habitants
du pays sur
base des
résultats
d’identification
et
d’enrôlement
des
électeurs
réalisés de
mains de
maîtres par
la
Commission
Electorale
Indépendante
(CEI) de
juin à
décembre
2005. Cette
opération
n’a porté
que sur les
électeurs
potentiels,
donc les
citoyens
congolais
âgés de 18
ans et plus,
soit la
tranche de
la
population
représentant
33 % des
rdcongolais.
|
PROVINCES |
ELECTEURS 2006 33% de la pop. |
NON-ELECTEURS 67 % de la pop. |
POPULATION TOTALE |
|
01. Bas-Uele |
360.969 |
732.876 |
1.093.845 |
|
02. Equateur |
536.780 |
1.089.826 |
1.626.606 |
|
03. Haut-Katanga |
1.307.112 |
2.653.833 |
3.960.945 |
|
04. Haut-Lomami |
838.242 |
1.701.885 |
2.540.127 |
|
05. Haut-Uele |
633.886 |
1.286.981 |
1.920.867 |
|
06. Ituri |
1.399.608 |
2.841.628 |
4.241.236 |
|
07. Kasaï |
1.055.964 |
2.143.927 |
3.199.891 |
|
08. Kasaï-Oriental |
891.802 |
1.810.628 |
2.702.430 |
|
09. Kongo-Central |
1.232.416 |
2.502.178 |
3.734594 |
|
10. Kwango |
658.032 |
1.336.004 |
1.994.036 |
|
11. Kwilu |
707.657 |
1.436.758 |
1.144.415 |
|
12. Lomami |
676.117 |
1.372.722 |
2.048.839 |
|
13. Lualaba |
553.505 |
1.123.783 |
1.677.288 |
|
14. Lulua |
982.346 |
1.994.460 |
2.976806 |
|
15. Maï-Ndombe |
583.548 |
1.184.779 |
1.768.327 |
|
16. Maniema |
629.894 |
1.278.876 |
1.908.770 |
|
17. Mongala |
591.876 |
1.201.688 |
1.793.564 |
|
18. Nord-Kivu |
2.462.012 |
4.998.630 |
7.460.642 |
|
19. Nord-Ubangi |
489.085 |
992.991 |
1.482.076 |
|
20. Sankuru |
453.499 |
920.740 |
1.374.239 |
|
21. Sud-Kivu |
1.666.615 |
3.383.733 |
5.050348 |
|
22. Sud-Ubangi |
905.634 |
1.838711 |
2.744.345 |
|
23. Tanganyika |
819.063 |
1.662.946 |
2.482.009 |
|
24. Tshopo |
862.828 |
1.751.802 |
2.614.630 |
|
25. Tshuapa |
434.562 |
882.293 |
1.316.955 |
|
26. Ville Kinshasa |
2.953.912 |
5.997336 |
8.951.248 |
|
TOTAUX |
25.696.964 |
52.172624 |
77.869588 |
Alors, ce sera sur la base des statistiques du tableau supra que nous allons démontrer comment la RDCongo garantira la sécurité et la souveraineté alimentaires de ses populations.
|
LIBELLES |
NOMBRE/QUANTITES |
|
01. Population totale (arrondie) |
78.000.000 |
|
02. Nombre total de ménages (8 pers.) |
9.750.000 |
|
03. Population urbaines (15% de 01) |
11.7000 |
|
04. Population rurale (85% de O1) |
66.300.000 |
|
05. Nombre de ménages ruraux |
8.287.500 |
|
06. Nombre d’agriculteurs (80% de 05) |
6.630.000 |
|
07. Nbre ha cultivés par an pour le riz |
2.500.000 |
|
08. Nbre ha cultivés par an pour le maïs |
2.OO0.000 |
|
09. Consom.Rizénage/an en kg |
300 |
|
10. Consom.Maïs/ménage/an en kg |
360 |
Denrées
alimentaires
de grande
consommation :
Riz et maïs
|
Cultures vivrières |
Nombre Ha à emblaver |
Besoins semences |
Productions En tonnes |
Consom. Locales/an |
Excédent exporté |
|
Riz pluvial |
2.5 00.000 |
112.000 t |
5.000.000 |
2.925.000 t. |
2.075.000 t |
|
Maïs |
2.000.000 |
100.000 t |
8.000.000 |
3.510.000 t. |
4.490.000 t |
Nous croyons que si les centres et statuions agronomiques de Yangambi, Gandajika, Bambesa, Boketa, Loeka, Mukumari, Mulungu et M’Vuazi auxquels il y a lieu d’ajouter les centres de recherches agronomiques appliquées des universités du pays ainsi que les fermes semencières du secteurs privé sont encouragés et soutenus par les pouvoirs publics de la Troisième République, ils seront capables de pourvoir aux besoins en semences sélectionnées pour les agriculteurs. Nous recommandons en outre, compte tenu de la présence sans emplois de nombreux ingénieurs agronomes, que d’autresstations de multiplication de semences soient crée dans les régions pour les cultures vivrières qui peuvent y prospérer. Ainsi ces stations seront-elles près des cultivateurs qui en ont besoin.
Le tableau ci-avant montrent comment avec les quantités de semences améliorées de riz et de maïs semées sur les terrains appropriés, soit seules soit en cultures intercalaires, produisent assez pour subvenir aux besoins de 9.750.000 ménages congolais et en exporter le surplus.
Il en sera de même des autres cultures vivrières comme le manioc, la banane, les haricots, etc…
Comme indiqué plus haut, la RDCongo qui dispose pour le moment de plus de 80 millions d’ha arables dont 1 % seulement est cultivé, il y aura donc pour longtemps encore de la place pour les cultivateurs emblaver davantage d’ha et commencer à investir dans la mécanisation des cultures. A cet effet, dans chaque province on trouve des blocs de colonisation que l’ancien INEAC (Institut National d’Etudes Agronomiques au Congo) aujourd’hui devenu INERA (Institut National d’Etudes et Recherches Agronomiques) avait identifiés et recommandés aux candidats colons belges pour les cultures pérennes (d’exportation). Les bibliothèques publiques et privées dans les provinces de l’Est de la RDCongo ayant méchamment été détruites par les soldats rwandais entre 1998 et 2004 avec la complicité du RCD-Goma (ancien mouvement rebelle soutenu par le Rwanda), l’on ne pourra trouver les renseignements sur ces blocs de colonisation que dans les bureaux des services de l’administration centrale à Kinshasa. Les Congolais de la diaspora en Belgique les trouveront facilement dans les bibliothèques du Musée Royal de l’Afrique Centrale (ancien Musée Royal du Congo belge) à Tervuren et aussi dans les bibliothèques de l’ancien Ministère des Colonies à Bruxelles.
Avec toutes ses potentialités pour nourrir sainement ses populations, la RDCongo n’aura nullement besoin d’utiliser les O.G.M. (organismes génétiquement modifiés). Aujourd’hui, les pays africains qui ont fait appel aux OGM pour leurs activités agricoles le regrettent amèrement. En fait, ces pays dépendants des industries des pays occidentaux qui leur fournissent les semences-OGM. Bien que de haute productivité, avec les semences OGM il est impossible d’en produire d’autres semences pour les futures saisons culturales. En outre, les engrais chimiques et tous les produits phytosanitaires ne sont fournis que par les producteurs des OGM. Pire, les cultures avec les OGM détruisent les autres cultures naturelles plantées dans la même zone d’activités.
L’usage des OGM est donc une nouvelle forme du néocolonialisme que certains gouvernements inconscients des pays africains, engagent leurs peuples sans en calculer les conséquences à très long terme.
Par Joseph
M.
Kyalangilwa
Chimiste et
Métallurgiste
E.I.Br
Président du
Great Lakes
Forum
International
(Suisse)
