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Entre la R. D. du Congo et le Ruanda , cette base préalable est inexistante

 Le Ruanda  ne reconnaît pas au Congo-Kinshasa une existence pacifique, donnée  essentielle à son épanouissement. Les plaies causées par les conflits armées entre 1997 et 1999 sont encore béantes. Renouer une quelconque coopération avec ce pays est un pari très risqué. Le calme dont fait preuve le Ruanda actuellement est une mise en veilleuse de son ignoble appétit. Le souhait de réouverture de leur mission diplomatique à Kinshasa est une caresse ‘dans le sens du poil avec du parfum pour mieux amadouer  la proie et la croquer le moment venu. Cette mise en veilleuse appelle non pas une extinction mais plutôt un réveil. Celui-ci  pourrait intervenir après l’installation des diplomates ruandais à Kinshasa. Après cette installation, pendant 10 ans au moins, le temps de remettre au goût du jour les danseurs  Ntore pour le bien du tourisme des deux pays , les caresses ruandaises continueront et la mission diplomatique à Kinshasa leur servirait bien d’un mini QG pour téléguider leur future opération de sabotage de la vie kinoise. Ce mini QG leur avait fait défaut lors de l’opération aéroportée de James Kabarebe sur Kitona . En acceptant la réouverture de cette mission diplomatique sans des sérieuses  précautions, le gouvernement congolais  ne permettrait-il pas aux ruandais de reculer  pour mieux sauter  et capturer ce qu’ils n’avaient pas pu avoir la première fois ?

La relance de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs  arrive pour mettre les congolais devant un fait accompli. En ce sens qu’en acceptant d’occuper la place qui est sienne au sein de cet organisme, le Congo-Kinshasa renoue de facto avec le Ruanda. La réouverture des ambassades de part et d’autre des nos frontières ne posera plus problème.

Nous pensons qu’en acceptant de participer  aux activités de la CEPGL aujourd’hui,  le Président Kabila :

-          Contredirait ses pairs de la SADEC et demanderait ainsi indirectement la réintégration du Ruanda en son sein . Pour rappel, lors de ses assises du mois d’Août 2005 à Gaboronne , les chefs d’Etat  membres de la SADEC avaient rejeté la requête de réintégration du Ruanda pour cause  de ses intentions reconnues d’annexer une partie du Congo Kinshasa ;

-          Conforterait  Mr Kagame dans sa ruse d’utiliser le FDLR et les Interhamhue comme spectre du terrorisme sur le sol congolais ;

-          Reconnaitrait que les décisions de justice de son pays ne mérite pas d’être respectées car il aurait ainsi accepté que les mandats d’arrêt internationaux émis à l’encontre des renégats Kundabatware  et Mutebusi  n’étaient  pas sérieux ;

-          Aurait complètement oublié non seulement sa participation physique dans la libération de l’aéroport de Kinsangani  mais aussi le calvaire des nos sœurs et frères de l’Est.

-          Aurait accepté de mécontenter les congolais  qui l’ont choisi pour un avenir meilleur afin encore de développer l’AMOUR  DE LA PATRIE. Le mécontentement populaire constitue un terreau pour  la culture de l’incivisme populaire. Les puissance étrangères  tel que les Etats-Unis  et la CEE par la Belgique, la France et la Grande Bretagne interposées sont souvent enclines à proposer aux pays faibles des solutions pour leur organisation socio politique . Des solutions du genre gouvernement d’union nationale après une élection au suffrage universelle ou  encore n’ayant aucun programme économique si non que le timing des rendez-vous avec les hiérarques du F.M.I.  Ces solutions ont souvent  transformé le pays  en  un espace ingouvernable.  La relance des activités de la CEPGL en fait partie. Le mécontentement populaire qui pourrait en résulter, engendrera non seulement la perte de confiance aux autorités éluées mais aussi le développement de l’incivisme populaire. Dans les pays économiquement avancés, les gouvernements s’appuient sur la force de travail tant manuelle qu’intellectuelle de la population, au sein de laquelle s’incrustent  de façon continue l’amour de la patrie et l’esprit civique. Dans tous ces pays, le système démocratique  a été instaurée et maintenue jusqu’à ce jour et demain grâce à l’esprit civique de la population qui est constamment entretenu par la rigueur de la loi. Nous sommes conscients que c’est dur, mais tout pays faible qui veut aller loin avec son peuple doit faire du développement de l’esprit civique, une priorité.  

ET DEMAIN . . . ?… ?

** Peut-être que Kagame devenu anglophone ira toquer à la porte du Commonwealth. Si Sa majesté la Reine ne la lui ouvre pas, il pourra utiliser ses valets de la diplomatie congolaise pour essayer de réintégrer la SADEC et la CEEAC….on ne sait jamais ! ! ! !

 

** A l’Est , du nord au sud, la République Démocratique du Congo doit gérer des lacs et leur environnement, non pas avec le Ruanda et le Burundi uniquement, mais aussi avec l’Ouganda et la Tanzanie. Avec cette dernière , la R.D. du Congo partage  une véritable mer intérieure qu’est le lac Tanganyka. Autour de celui-ci et des autres , lac Edouard et lac Kivu, existent des trafics de toutes sortes qui nécessite une bonne réglementation qui concernera la gestion de toutes les ressources lacustres. Cette gestion exigera la présence des scientifiques des pays de la région autour de la table. Cette coopération qu’on espère franche, pourra être très bénéfique pour toute l’humanité. Selon le rapport annuel 2007 du Musée royal de Tervueren ( Belgique ), le lac Tanganyka est du plus haut intérêt pour l’étude des changements climatiques. Le développement durable aura beaucoup à y gagner. ! ! !!!!!!. Faudrait-il que l’Union Européenne ou le Commonwealth ou encore les Etats-Unis  puisse nous montrer  combien l’élargissement de la CEPGL  nous est important ou nous pouvons y aller par nous même ?  Ce, bien sûr, pour la République Démocratique du Congo, après avoir tenu compte de certains points soulevés dans les paragraphes précédents.

** Un des pays de l’Est de l’Afrique pourra bien se servir de la langue swahili pour créer une communauté culturelle ou autre …. Cette communauté devra englober les iles des Comores et peut-être avoir son siège dans l’île de Zanzibar. Du simple fait qu’elle aura pour objet d’organiser ne fut-ce qu’un pan de la vie des peuples, une telle communauté ne pourra voir le jour sans la garantie de l’existence des préalables juridiques évoqués ci-haut.

Nous avons foi en l’avenir ! ! !.

La Force  de la diplomatie congolaise ne peut venir de l’extérieur ………..

«  La diplomatie congolaise doit retrouver ses lettres de noblesse , » dixit le Ministre des affaires étrangères  Mr Mbusa N. Vœux pieux ou véritable slogan prélude à une présence offensive de la R.D.Congo sur la scène internationale. En toute objectivité, nous aimerions que la deuxième hypothèse soit la bonne car le peuple congolais a besoin de retrouver le peu de dignité que Dieu a donné à tout le monde et que Mobutu et les siens s’étaient évertué à saper. Mais nous sommes freinés dans notre espérance car depuis le gouvernement Gizenga I jusqu’à ce jour, les ministres font preuve d’un manque de créativité   dans la gestion de la vie des congolais. Cette créativité qui leur aurait permis d’amoindrir les effets de l’absence de  politique des relations internationales, politique économico-sociale et monétaire, politique scientifique et de politique de défense. Si tous les ministres actuels et futurs font preuve d’imagination, le peuple congolais leur en sera reconnaissant et les nouveaux diplomates trouveront facilement des armes pour défendre notre pays contre vents et marrées. Dans le cas contraire, il y a à craindre que les propos du ministre ne soient qu’un vœux pieux.

Nous attirons quand même l’attention du Ministre sur le fait que la diaspora congolaise en Europe, en Amérique et en Afrique a beaucoup évolué en effectif et en qualité. Les nouveaux diplomates doivent savoir se montrer utiles auprès d’elle. Plusieurs de nos compatriotes ont parfois du mal à se retrouver dans les dédales de la  de l’administration de leur pays d’accueil. Avoir des fonctionnaires d’ambassade qui maîtrisent les législations des différents pays d’accueil sera très bénéfiques non seulement pour la diaspora mais aussi pour l’administration congolaise toute entière. Pour faciliter la tache aux nouveaux diplomates et avant que la situation socio-économique du pays ne s’arrange, nous invitons Mr le Ministre de leur fournir  des martingales pour qu’ils soient capables d’expliquer aux gouvernements hôtes :

                ** comment ils peuvent encourager leurs investisseurs d’aller risquer leur capitaux dans un

                                 Pays  où : - la fraude fiscale n’est pas condamnable ;

-          Les éliminations physiques donnent rarement lieu à des enquêtes judiciaires ;

-          L’épargne populaire n’est pas encouragée  par le gouvernement ;

** comment ils peuvent aider un gouvernement qui s’active à préparer les prochaines troubles armées  croyant construire une paix durable. Puisque Le gouvernement congolais a opté pour le brassage des rebelles avec les loyalistes pour avoir une bonne armée des vrais loyalistes. A ce niveau, la meilleure martingale consistera à pouvoir expliquer à la diaspora et à l’opinion internationale  comment un mélange de cinq oranges pourries avec dix bonnes oranges conservées dans un même panier peut donner après un temps quinze bonnes oranges ;

** comment ils peuvent faire confiance à un gouvernement qui cultive l’impunité dans la gestion de ses ressortissants ; qui ne sait comment faire respecter les condamnations prononcées par ses autorités judiciaires – nous posons ici la question de savoir si la conférence pour la paix au Kivu avait le pouvoir de suspendre les condamnations prononcées contre Nkundabatware et Mutebusi – s’il y a une catégorie bien déterminée des congolais qui sont autorisés à ébranler l’intégrité territoriale, en engageant un conflit armé contre l’Armée de la République ; si une amnistie en faveur des deux personnes citées ci-dessus ne doit pas nous pousser à comprendre l’article  25 de notre Constitution dans le sens de ‘’ la liberté  des réunions pacifiques et avec armes est garantie sous réserve de pointer le canon vers les représentants de l’ordre établi c'est-à-dire l’Armée de la République ‘’. L’article 25 dit : « La liberté des réunions pacifiques et sans armes est garantie sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs ».

Par amour pour notre pays, nous disons à nos gouvernants que le non respect des lois, le pardon accordé à un assassin créent facilement des émules et engendrent difficilement la paix dans un pays.  

Roger Massela
Commission consultative UCDP / France

 

 

                


 


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